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La fabrication additive au cœur d’un projet européen de modernisation des véhicules ferroviaires

La fabrication additive au cœur d’un projet européen de modernisation des véhicules ferroviaires

by Gaëtan Lefèvre16 mars 2018
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Au début de l’année 2018, l’université de Huddersfield a publié un projet explorant la possibilité d’utiliser la fabrication additive pour créer la prochaine génération de trains. Dirigé par le professeur Simon Iwnicki de l’Institut de recherche ferroviaire (IRR) de Huddersfield, ce projet porte sur l’utilisation de matériaux composites en acier permettant de rendre les trains plus fiables et plus résistants.

La vision moderne de l’Europe en matière de transport

L’équipe du professeur Iwnicki travaille sur la modernisation des véhicules ferroviaires dans le cadre du projet européen Run2Rail. Il s’agit d’un projet collaboratif de 2,7 millions d’euros impliquant quinze partenaires à travers l’Europe. Celui-ci s’inscrit dans le cadre d’un programme plus grand appelé « Shift2Rail ». Au sein de ce partenariat avec l’industrie ferroviaire, la Commission européenne a alloué près d’un milliard d’euros pour financer un programme qui vise à résoudre les problèmes de congestion, d’approvisionnement énergétique et de changement climatique.

Le professeur Simon Iwnicki de l’Institut de recherche ferroviaire (IRR) de Huddersfield sur le banc d’essai.

Les réseaux de chemins de fer européens sont très certainement en train de changer. La fabrication additive est prise en compte comme une technologie éprouvée. L’année dernière, la compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn a doublé le nombre de pièce qu’elle produisait par fabrication additive, passant de 1 000 à 2 000 pièces.

Le projet Run2Rail pourrait démontrer que cette technologie additive et les matériaux composites répondent plus efficacement aux projets ferroviaires, grâce notamment à la production de pièces plus légères, moins bruyantes et plus respectueuses de l’environnement.

Des trains plus légers et moins bruyants

La fabrication additive permettrait la construction de trains plus légers que ceux fabriqués actuellement avec les moyens conventionnels. Elle permettrait d’améliorer l’efficacité des trains, mais également de diminuer la quantité de bruits générés, en produisant par exemple des cadres de bogie, un chariot situé sous un véhicule ferroviaire, en fibres de carbone.

La fabrication additive est également envisagée pour la production de petits composants en acier comme des boîtes d’essieu, des supports pour les freins et d’autres composants du train de roulement. « Ainsi, nous pouvons concevoir des formes plus complexes avec la résistance nécessaire », explique le professeur Simon Iwnicki. Le projet Run2Rail est en cours de réalisation et devrait être achevé d’ici août 2019.

Le métro de Madrid est l’un des partenaires de l’université de Huddesrfield sur le projet Run2Rail.

 

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Gaëtan Lefèvre

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