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L’impression 3D au secours de la chirurgie

L’impression 3D au secours de la chirurgie

by Gaëtan Lefèvre5 mars 2015
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Le chirurgien maxillo-facial, Clément Ernoult, souhaite intégrer l’utilisation de l’impression 3D dans son service. Il vante les mérites de cette technologie et affirme que son usage régulier permettrait une meilleure précision pour la chirurgie, un gain de temps sur les interventions et une économie pour l’hôpital.

À partir d’un scan du massif facial, Clément Ernoult affirme pourvoir imprimer en quelques heures un gabarit extrêmement précis du crâne, en différentes pièces. Ce dernier permettra de préparer et repérer les interventions, de former les éventuelles pièces de titane et de créer les gabarits de coupe ou de perçage. Ce travail en amont de l’opération chirurgicale offre aux médecins, comme aux patients, une préparation non négligeable. La chirurgie en sera plus précise et plus rapide. La récupération du patient post-opératoire sera, en conséquence, plus rapide. « Au final, l’utilisation d’une imprimante 3D dans un service chirurgical se fait au bénéfice du patient par la qualité des bio-modèles, mais aussi au bénéfice de l’hôpital pour le prix modique des réalisations. », déclare le chirurgien.

L’utilisation de l’impression 3D dans le monde médical, et principalement de la chirurgie, n’est pas une nouveauté. Depuis plus de vingt ans, cette technologie aide à réaliser des modèles osseux, dentaires… de manière fiable, économique et rapide. Fini (ou bientôt fini) le temps où les médecins devaient passer par un circuit lent et des intermédiaires, onéreux et pas pressés, pour fabriquer un bio-modèle. Aujourd’hui, les procédés d’impression 3D ont évolué. Les imprimantes 3D sont plus abordables et plus simples d’utilisation. Médecins et patients peuvent en bénéficier.

Le docteur Clément Ernoult utilise une imprimante 3D UP Plus 2 de TierTime, distribuée en France par A4 Technologie. «  La précision de l’imprimante est indispensable et l’UP Plus 2 est d’une fiabilité remarquable. », précise-t-il. Avant l’impression, il modélise ses fichiers à l’aide de logiciels gratuits et simples d’utilisation tels que OsiriX et NetFabb. Ainsi, à partir des données du fichier DICOM du scan des patients, il isole les pièces qui l’intéressent et les exporte en fichier slt pour l’impression 3D.

impression 3D et chirurgie facial 3 - A3DM Magazine

Les photos, ci-jointes, montrent la réalisation d’un modèle pour un jeune homme de 24 ans ayant subi un traumatisme facial lors d’un match de rugby. Ce dernier présentait une fracture isolée du sinus frontal avec effondrement du toit de l’orbite du côté droit. Le patient a subi une réduction puis ostéosynthèse de la fracture. L’impression 3D pour cette opération a durée 2 heures et coûtée 3,10 euros.

impression 3D et chirurgie facial 2 - A3DM Magazine

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Gaëtan Lefèvre

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