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Test réussi pour le turbomoteur ATP de General Electric

Test réussi pour le turbomoteur ATP de General Electric

by Gaëtan Lefèvre9 février 2018
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Le turbomoteur ATP (Advanced TurboProp engine) imprimé en 3D du géant américain General Electric a été testé avec succès, à Prague, le 22 décembre dernier. Inspiré du modèle C17, il est le fruit de deux ans de travaux et intègre une douzaine de nouvelles technologies, dont la fabrication additive. 35 % de ses composants sont imprimés en 3D. Une première dans l’histoire de l’aviation !

Les avantages de la fabrication additive

La fabrication additive a, une nouvelle fois, démontré sa capacité à réaliser des géométries complexes, mais aussi à combiner les composants. 855 des 900 pièces usinées qui composaient le moteur d’origine ont été réduites à seulement 12 pièces en titane. Par conséquent, en plus d’être moins fragile, la pièce est 5 % plus légère, sa consommation a été réduite de 20 % et sa puissance augmentée de 10 %. Des avantages non négligeables ! Et pas les seuls ! « L’énorme avantage de le fabrication additive a été d’accélérer le calendrier. Pour un programme comme celui-ci, nous privilégions les tests à l’étude de modèles sur ordinateur. En mettant le matériel réel à l’essai le plus rapidement possible, nous pouvons utiliser les données résultantes pour nous aider à améliorer le moteur par itération, et ce beaucoup plus rapidement que si nous devions utiliser des méthodes de fabrication conventionnelles », a déclaré Gordon Follin, ingénieur en chef du projet ATP.

Les nouvelles technologies dont la fabrication additive ont permis de combiner 855 composants en seulement 12. Crédit : GE Aviation.

Deux ans avant la certification

Le turbomoteur ATP devrait bientôt être installé sur l’avion monomoteur et turbopropulseur Cessna Denali, avec un système de contrôle numérique pour faciliter le travail des pilotes. Il faudra, cependant, attendre deux ans pour que ce dernier obtienne sa certification qui le rendra officiellement apte au transport de passagers. D’ici là, neuf autres moteurs identiques vont devoir être construits. Plus de 2 000 heures de tests d’altitude, de performances, de vibrations et des évaluations sur banc d’essai volant sont à prévoir.

« Il n’existe pas, dans le monde, de moteur tel que celui-là », explique Steve Erickson depuis sa cellule d’essai à Prague. Crédit : Tomas Kellner / GE Reports.

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Gaëtan Lefèvre

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