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Démocratisation de la fabrication additive métallique

Démocratisation de la fabrication additive métallique

by Stéphane Bauer24 novembre 2016
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L’institut de technologie laser Fraunhofer dévoile une imprimante  3D métallique à faible coût, environ 30 000 €. Cette machine a été conçue en collaboration avec le laboratoire « Goethe » de l’IUT d’Aix-la-Chapelle.

Présentée officiellement au salon Européen Formnext (15 au 18 novembre 2016), cette machine à faible coût est le fruit d’une collaboration d’experts ayant pour ambition de rendre la technologie de fusion laser sélective (SLM) plus accessible.

L’impression métallique à faible coût

Malgré les intérêts qu’elle suscite, la fabrication additive métallique continue d’être une technologie onéreuse. Le défi lancé par l’instut Fraunhofer ILT consiste à réduire l’investissement nécessaire pour intégrer plus facilement cette technologie dans les entreprises. Simple d’utilisation, cette machine permet à aux débutants d’en assurer eux même la maintenance grâce à des composants faciles à remplacer.

SLM faible coût Fraunhofer

Une machine sans concession

Sa chambre de production possède un cylindre de 80 mm de diamètre et de 90 mm de hauteur. Le laser fournit une puissance de 140 w pour une focale de 250 µm. Il est actuellement possible de fabriquer des prototypes ou des pièces fonctionnelles en acier inoxydable. Les pièces en acier d’outillage et les alliages d’aluminium suivront rapidement. L’utilisateur peut régler la vitesse et la qualité de la production, permettant de produire une pièce en acier inox de taille moyenne (55 cm³) avec une densité supérieure à 99,5 %, en 12 heures. La machine permet également l’utilisation de microstructures lattices dans les zones de grands volumes moins soumis au stress. Il est possible de gagner 60 % de temps de production en réglant la densité des structures lattices à 20 % (correspondant à 20% du volume d’origine).

Une perspective intéressante

La fabrication additive métallique va-t-elle se démocratiser comme cela a été le cas pour l’impression 3D par dépôt de fil, FDM ou FFF ? Nous pouvons en tout cas affirmer que les machines ne cessent d’évoluer. Les chercheurs travaillent maintenant à raccourcir les temps de traitement et à optimiser les stratégies d’exposition laser afin d’améliorer la qualité des composants. Sujet à suivre !

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Stéphane Bauer
Concepteur de formation, Stéphane a suivi ces six dernières années l'évolution de la fabrication additive en travaillant activement dans ce domaine. Passionné de haute technologie et d'informatique , il apporte son soutien à cette révolution industrielle.

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