Industries
Now Reading
L’impression 3D au service de la chirurgie cranio-maxillo-faciale

L’impression 3D au service de la chirurgie cranio-maxillo-faciale

by Gaëtan Lefèvre30 août 2016
Partage :

L’hôpital King’s College à Londres, en Angleterre, est l’un des hôpitaux à la pointe de la technologie. Les chirurgiens y traitent des cas complexes de chirurgie maxillo-faciale et principalement des cas de défiguration. Pour améliorer les opérations, ils utilisent la technologie de fabrication additive. Travaillant sur une imprimante 3D Objet Eden250 de Stratasys, ils sont à même de reproduire des modèles extrêmement détaillés du visage.

Par Giorgio Magistrelli, expert en fabrication additive, gestionnaire d’entreprise et de projets.

 

Fondée en 1840 comme centre de formation, l’hôpital King’s College est aujourd’hui l’un des plus fréquentés de Londres. Forte d’une notoriété internationale pour son travail de pionnier, il est spécialisé dans la médecine foetale et le foie. L’hôpital est également reconnu comme un centre national spécialisté en cas de traumatisme, y compris pour la chirurgie maxillo-faciale.

Une médecine de pointe

Les soins maxillo-faciaux exigent un haut niveau d’expérience chirurgicale pour mener à bien les opérations. Dans ce domaine, l’hôpital King’s College est un important centre régional pour la chirurgie cranio-maxillo-faciale. Le docteur Hatamleh et ses collègues y sont pour beaucoup. L’hôpital dispose de huit chirurgiens réalisant plus de 1 200 opérations cranio-faciales (crâne) et maxillo-faciales (visage et mâchoire) chaque année. Ces chirurgies sont généralement réalisées très rapidement, peu de temps après un accident. Les équipes de chirurgie se doivent donc d’être réactives, sans laisser de place au doute ou à l’erreur. Pour de telles opérations, la planification de l’opération est un élément clé. Et sur cet aspect, l’impression 3D peut jouer un grand rôle. Aujourd’hui, le département chirurgical de l’hôpital King’s College s’est tourné vers la technologie d’impression 3D pour produire des modèles de haute précision et personnalisés. Une aide non négligeable pour les chirurgiens ! Équipée de l’imprimante 3D Objet Eden250 de Stratasys, l’équipe médicale a la capacité de convertir des scans 2D CT du crâne, du visage ou de la mâchoire du patient en modèle 3D, réalisant ainsi des répliques d’une très grande précision. Très rapidement après l’acquisition de la machine, la neurochirurgie et les départements d’orthopédie ont su en tirer de nombreux avantages et mettre cette technologie au service de la santé. Ainsi, les modèles anatomiques réalisés par impression 3D permettent de préparer les interventions et de repérer les zones à risque. Ce travail en amont de l’opération chirurgicale offre aux chirurgiens, comme aux patients, une préparation non négligeable. La chirurgie en sera plus précise et plus rapide. La récupération du patient post-opératoire sera également améliorée.

Une technologie de pointe

« Grâce à l’impression 3D, les chirurgiens ont déjà une idée de ce que l’opération implique, avant même que le patient ne soit anesthésié », explique le docteur Hatamleh. « L’opération d’une tumeur cérébrale est extrêmement complexe. Le chirurgien doit enlever la tumeur sans créer de séquelles. La production d’un modèle 3D lui permet de visualiser clairement le résultat de la chirurgie avant qu’elle ne soit effectuée. Le modèle 3D lui permet de prendre de meilleures décisions sur la taille de l’implant nécessaire pour restaurer le crâne après avoir enlevé la tumeur. L’impression 3D entraîne également une réduction des heures d’opération, un facteur non négligeable pour le patient et une économie importante pour la clinique. » Aujourd’hui, l’hôpital King’s College produit des modèles 3D pour l’intégralité de ses chirurgies maxillo-faciales et de la neurochirurgie. « Grâce à cette technologie, nous pouvons produire plusieurs modèles différents en même temps, en fines couches de 16 microns. Cette résolution est cruciale pour retenir les détails spécifiques de l’anatomie de chaque patient », explique le docteur Hatamleh. « Pour nous, posséder un modèle imprimé en 3D du crâne du patient est un must pour la restauration. Elle nous permet de former d’éventuelles pièces de titane qui sont ensuite implantées, non seulement pour restaurer les contours du crâne manquants, mais aussi afin de protéger le parenchyme cérébral. De manière général, cette technologie a amélioré la confiance et la qualité de vie des patients. »

Avantages de la fabrication additive

  • Chirurgie plus précise et plus rapide.
  • Observation de possibles complications.
  • Diminution des erreurs cliniques
About The Author
mm
Gaëtan Lefèvre

Leave a Response