Magazine Mardi 19 juin 2018 - 07:00

Les Assises européennes de la fabrication additive : nous y voilà !

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Le 19 juin, débuteront les Assises européennes de la fabrication additive, organisées par l’Association française de prototypage rapide et de la fabrication additive (AFPR). Cet événement se déroulera à CentraleSupélec à Saclay. Voici les dernières informations avant de vous y rendre.

Depuis plusieurs numéros d’A3DM Magazine, nous présentons les différentes sessions qui vous sont proposées aux Assises européennes de la fabrication additive. Au vue de la richesse du programme et afin de faciliter les visites de l’espace de démonstration, nous avons décidé de mener deux sessions en parallèle et de raccourcir quelque peu la durée des longues journées que nous avons vécues les années précédentes.

Les nouveautés 2018

Afin de permettre une meilleure valorisation des Trophées de l’AFPR, leur remise se fera, cette année, le jeudi en fin de matinée (et non plus à un horaire par trop tardif). Cela permettra à tous de profiter de ce moment important, consacré à des réalisations originales et valorisant le travail d’acteurs de la fabrication additive.

Cette année, la société Granta Design a souhaité être associée à l’événement. Dans ce cadre, elle va organiser une session spéciale, le mercredi 20 juin dans la matinée, sur « la gestion de données matériaux ». Les détails des interventions seront disponibles sur le site de l’AFPR, au même titre que l’ensemble des présentations proposées au cours de ces trois journées.

Procédés et chaîne de valeur

La fabrication additive est parvenue à un niveau de technicité tel que les entreprises ont besoin de disposer d’un ensemble de maillons robustes sur l’ensemble de la chaîne de valeur. C’est un des points importants qui sera discuté et illustré par différentes présentations.

Les technologies et les matériaux évoluent. Des sessions seront consacrées à ces sujets, en particulier à certaines technologies récentes, avec des explications précises des principes physiques, des matériaux et des performances attendues. En amont des procédés et de la chaîne de valeur, le point crucial est de ne pas perdre de temps pour concevoir des pièces non seulement fabricables, mais également sans risque : les outils de conception et de simulation doivent apporter des réponses à ces questions essentielles. Des témoignages de retours d’expérience permettront d’avoir des éléments concrets, complétés par des échanges avec des fournisseurs de solutions.

D’autres innovations essentielles

Qualité, hygiène et sécurité, traçabilité, qualification, certification, autant de mots-clés qui feront l’objet de points d’attention au cours des différentes sessions, en particulier lors de la présentation d’applications et de retours d’expérience sur l’usage de technologies. Celles que le marché a déjà éprouvées, mais aussi celles qui sont les plus innovantes. En effet, les innovations ne sont pas que techniques, au niveau du procédé lui-même, mais elles concernent aussi son environnement et sa gestion au quotidien. Ces points seront illustrés tout particulièrement dans le cadre de deux sessions relatives aux domaines du médical et de la construction. La richesse des témoignages apportera une couverture à la fois des potentiels et des points clés de progrès dans ces deux grands domaines à fort potentiel de développement.

Arts numériques

Les arts numériques nous apporteront également leur contribution en termes d’exemples de création d’œuvre, mais aussi d’usage des toutes dernières technologies, avec des déclinaisons toujours aussi originales. Comme vous pourrez le constater, une fois encore, le programme est riche et vous apportera de nombreuses informations ainsi que, nous espérons, de nombreuses réponses à vos questions. Cet événement sera l’occasion de rencontrer des acteurs clés de la fabrication additive en France, mais aussi dans différents pays européens et internationaux.

L’impression 3D, aujourd’hui une réalité pour la construction et le BTP

En 2016, nous sommes intervenus une première fois lors des Assises européennes de la fabrication additive pour présenter les possibilités de l’impression 3D pour la construction et le BTP. L’année suivante, nous avons soutenu une session spécifique BTP, présentant la réalisation de différents tests d’impression 3D de béton dont la réalisation, en France, par l’université de Nantes, en collaboration avec Nantes Métropole, Bouygues, Lafarge Holcim et le CSTB, de la première maison certifiée et habitée, réalisée par impression 3D robotisée.

Il est donc venu le temps de réaliser un bilan exhaustif et partagé des travaux menés au niveau national, mais aussi à l’international sur l’impression 3D appliquée et applicable à la construction et au BTP. L’intervention permettra à chacun des acteurs présents de connaître, à son niveau, le champ des possibles, les points nécessitant encore des développements, les réglementations à valider, les voies à explorer, etc.

Cette session a pour vocation de favoriser le rapprochement des acteurs du bâtiment et de la construction : architectes, artistes, designers, scientifiques, industriels, promoteurs, constructeurs, bailleurs sociaux, habitants et utilisateurs, mais aussi législateurs et certificateurs. Elle aura également pour but de faire émerger des sujets communs de développement, de construire des projets collaboratifs, de créer une synergie nationale visible en Europe et à l’international.

Par Benoît Furet, professeur à l’université de Nantes / IUTN / Laboratoire LS2N.

Session « applications industrielles »

La fabrication additive se diffuse peu à peu à l’échelle industrielle dans des secteurs de pointe comme l’aéronautique, le spatial, le médical ou encore l’outillage. Elle apporte dans ces domaines de nouvelles opportunités en termes de conception et de mise en oeuvre de nouveaux matériaux. Cependant, la diffusion à plus grande échelle de ces nouveaux process réside dans la diminution de leurs coûts, la mise sous contrôle et leur qualification.

La session « applications industrielles » sera consacrée, cette année, aux problématiques de mise sous contrôle et de qualification du process, mais aussi à des nouvelles pistes d’innovations procédématériau.

Par Benoit Verquin – CETIM.

Session « procédés innovants »

Les procédés de fabrication additive ne cessent d’évoluer. Ces derniers mois, de très nombreux procédés de fabrication de pièces métalliques ont fait leur apparition : dépôt de feedstock métal suivi de frittage, dépôt de fil métallique, metal binder jetting, hybridation de procédés… Cette session permettra de découvrir ces nouveaux procédés et de suivre l’évolution des procédés déjà connus.

Par Benoit Verquin – CETIM.

Une activité de normalisation en expansion

L’UNM (bureau de normalisation par délégation de l'AFNOR) a en charge la commission de normalisation UNM 920 « Fabrication additive » qui élabore les normes françaises du domaine et qui représente la France au sein des comités européen et international.

L’activité de normalisation en fabrication additive se développe de plus en plus. Les demandes en termes de documents normatifs, qui émanent de secteurs divers comme l’aéronautique ou le médical, se font plus insistantes. Depuis 2010, les bases ont été posées et de plus en plus de groupes travaillent aux niveaux ISO et ASTM sur des thématiques liées aux spécificités des matériaux, aux procédés, à la qualité, aux échanges de données, à la sécurité... Une activité commune ISO, ASTM et CEN. Au plan français, l’activité s’intensifie également avec la création de plusieurs groupes ad hoc sur des thèmes comme les équipements sous pression, la structuration des bases de données matériaux ou la sécurité. La présentation aura pour but de faire un état des lieux des publications et travaux en cours.

Par Olivier Coissac, UNM.

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