Magazine Mercredi 3 mars 2021 - 13:48

Migration vers l’usine 4.0 : une clé pour survivre et prospérer

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En situation de crise, mais également en situation concurrentielle, la transformation numérique peut s’avérer décisive. La gestion financière 4.0 constitue un des éléments clés. Émergent de nouvelles techniques comme la Smart Finance pour assurer le changement. Relevez le défi de l’industrie 4.0.

L’actuelle crise sanitaire et économique touche toutes les industries, sans exception. De nombreuses usines accélèrent leur production ou transforment leurs processus pour satisfaire leurs besoins urgents. D’autres adaptent leur cadence pour maintenir le rendement. Dans les deux cas, les avantages découlant d’une numérisation de l’ensemble de l’usine peuvent s’avérer décisifs en termes d’agilité, de rentabilité et de productivité pour résister aux périodes de changement et faire face aux fluctuations de la demande, tant à la hausse qu’à la baisse.

Ne pas prendre du retard dans le numérique

Les entreprises qui n’ont pas conscience des avantages de la transformation numérique risquent de prendre un retard considérable sur leurs concurrents. La non-adoption de l’industrie 4.0 a un coût. C’est d’ailleurs le sujet de la toute dernière étude de Siemens Financial Services (SFS) qui estime le montant des investissements nécessaires et examine les potentiels gains organisationnels et financiers d’une adoption des technologies propres aux usines intelligentes – dont les retardataires ne profiteront pas. La transformation numérique peut faire toute la différence. Accumulation de retard, survie ou prospérité : l’enjeu est colossal dans l’actuel climat d’incertitude économique.

Premier d’une série, le rapport « Industrie 4.0 : Relever le défi » estime de manière prudente que le défi mondial du passage aux usines intelligentes dépassera les 400 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années1.Réduites à la moitié du « marché disponible », ces prévisions offrent une perspective très conservatrice sur l’ampleur de l’investissement financier nécessaire pour une pénétration du marché de l’ordre de 50 %. À elle seule, l’Europe représente des besoins en capitaux colossaux, de l’ordre de 137,4 milliards de dollars de ce total.

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Si tous les fabricants ont potentiellement accès aux avantages de la numérisation en termes de productivité, la fenêtre d’action pour investir et en tirer un avantage concurrentiel est limitée, ce qui rend la question urgente. Actuellement, seulement 10 % des fabricants mondiaux relèvent de la catégorie des champions numériques, et près des deux tiers d’entre eux viennent tout juste de commencer leur migration2. Si les fabricants continuent sur cette trajectoire, il est peu probable qu’ils puissent faire face à la concurrence sur le très court terme. Une ancienne étude de SFS a montré que la fenêtre d’action permettant de prendre de l’avance sur la concurrence connaîtra un « point de basculement » d’ici cinq à sept ans3. Passé le point d’adoption majoritaire (soit le moment où 50 % des fabricants auront réalisé des investissements substantiels dans l’Industrie 4.0), ceux qui n’ont pas encore amorcé la transformation numérique devront rattraper leur retard. Même pendant cette période, la migration reste une urgence, l’avantage concurrentiel de la conversion diminuant à mesure que les fabricants adoptent les plates-formes de l’industrie 4.0.

L’enjeu du financement

Les défis de la transformation numérique relèvent généralement d’un enjeu financier, qui plus est en cette période de tourmente économique. Ces obstacles peuvent toutefois être surmontés grâce aux techniques de Smart Finance, également connue sous le nom de « finance 4.0 », qui couvrent toute la palette des besoins, de l’acquisition d’un seul équipement numérique au financement d’une usine flambant neuve. Les techniques de Smart Finance aident les entreprises à satisfaire leurs besoins en investissements, en tirant parti de capitaux tiers durables pour réduire la charge sur les lignes de crédit, tout en déployant des techniques de gestion des flux de trésorerie visant à optimiser le fonds de roulement. Ces avantages sont cruciaux pour faire face à la volatilité des marchés et de l’économie.

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