Magazine Lundi 18 octobre 2021 - 20:06

Discussion sur l’intégration de la fabrication additive dans les TPE/PME

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La démocratisation de la fabrication additive (FA) pour les TPE/PME est un sujet tout aussi important que son utilisation pour les donneurs d’ordres. Il est tout à fait indispensable pour ces sociétés de s’intéresser à l’intégration de la technologie dans l’entreprise. Cette intégration est, entre autres, fortement liée à la maturité de la chaîne numérique de l’entreprise.

L’accès aux technologies de fabrication additive peut être très compliquée pour une TPE/ PME : de nombreux procédés et de nombreuses matières sont disponibles. Les fournisseurs de procédés et de matières ont fleuri ces dernières années, à tel point que nous avons l’impression de nous retrouver dans les années 1980, lorsque l’entreprise devait choisir son imprimante papier. C’est certainement un objectif intéressant, et ce serait une preuve de démocratisation de la technologie, mais les choix sur étagère n’existent pas pour le moment. Les verrous technologiques sont en plus très nombreux à lever. Ainsi, les TPE/PME qui ont une chaîne numérique peu évoluée auront beaucoup de difficultés à intégrer des technologies de fabrication additive. Il est alors essentiel pour ces entreprises de pouvoir identifier/intégrer la meilleure technologie selon leur besoin et de se poser les bonnes questions.

L’importance de la chaîne numérique

Il s’agit là, certainement, d’un des points les plus importants, mais malheureusement aussi de l’un des plus négligés. Dans le cadre des audits sur l’intégration de la fabrication additive dans les TPE/PME réalisés par le technocentre iNumLab de MICADO, nous avons pu noter des similitudes flagrantes entre l’intégration de la technologie et l’intégration de la simulation numérique : le manque de connaissances sur le travail important au niveau des formations, la croyance dans le « clique-bouton », le mélange entre les procédés « low-cost » et les procédés plus industriels… Il faut ainsi absolument montrer la nécessité d’avoir une chaîne numérique maîtrisée et réaliser une évaluation des compétences. L’entreprise utilise-telle la CAO (conception assistée par ordinateur) ? Si oui, à quel niveau ? Les ingénieurs CAO ont-ils des connaissances suffisantes en modèles (BREP, CSG, modèle tesselé) ? L’entreprise développe-telle des bonnes pratiques en modélisation ? Etc. Il est essentiel de développer une chaîne numérique adaptée au procédé choisi (et à la machine elle-même) et à la/aux matière(s) associé(es).

La fabrication additive permet à la fois de travailler sur du prototypage (visualisation et validation expérimentale), la fabrication d’outillage, la personnalisation des produits et la production de petites séries. Il faut donc que l’entreprise se positionne en fonction de son besoin sur une technologie qui permettrait de répondre à sa problématique et de construire un modèle de connaissance dédié. Ce modèle de connaissance doit relier de manière très fine les choix de conception et les impacts sur la fabrication.

La simulation numérique, dans ce cadre, est un apport indéniable. La traçabilité de la chaîne numérique est alors un verrou difficile à gérer pour une TPE/PME. Elle est pourtant essentielle, que ce soit dans le cadre d’une intégration de technologie de fabrication additive ou dans l’utilisation de la sous-traitance. En effet, l’un des grands intérêts de la technologie est bien évidemment de pouvoir opérer des modifications géométriques en lien direct avec la fabrication. Ces modifications doivent être tracées, que ce soit sur le modèle ou sur la communication autour de celui-ci (de nombreuses applications sont en cours concernant la traçabilité, notamment autour de la blockchain).

Les TPE/PME doivent ainsi pouvoir réaliser un choix parmi les sept grands procédés de fabrication additive, en fonction de leur(s) problématique(s), de leur maturité en ingénierie numérique et de leur budget. Un accompagnement par des centres de compétences semble indispensable pour s’y retrouver parmi tous les paramètres d’entrée du choix de la technologie, qui ne répondra dans tous les cas qu’à une partie de la problématique.

Quid du positionnement par rapport aux procédés de fabrication classiques ?

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