Magazine Mardi 29 juin 2021 - 16:38

Rencontre avec Mme Huguette Tiegna, députée de la 2e circonscription du Lot

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Ingénieure diplômée et docteure en génie électrique à l’université du Havre, Madame Tiegna a reçu en 2012 un prix scientififique pour ses travaux de recherche sur les moteurs flux axial. En 2014, elle intègre la société Whylot, basée à Figeac dans le Lot, où elle conçoit des moteurs innovants pour les éoliennes ou les véhicules électriques du futur. Son engagement politique se concrétise en 2015 après une rencontre avec Emmanuel Macron. Deux ans plus tard, elle est élue députée de la 2e circonscription du Lot. Depuis son investiture, Madame Tiegna est largement mobilisée sur les sujets liés à la transition énergétique et écologique : biomimétisme, innovation, numérique, agriculture et ENR, tels le solaire et l’hydrogène. À cet égard, elle est membre de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et a réalisé, en 2018, une note sur l’impression 3D.

Elle est également présidente du groupe d’études sur l’économie circulaire. Récemment, elle a été nommée vice-présidente de la commission spéciale chargée d’analyser le projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets.

En mars 2018, vous présentez une note scientififique à l’Assemblée nationale sur « l’impression 3D ». Pourquoi avoir choisi cette technologie parmi les multiples qui couvrent l’industrie 4.0 ?

L’impression 3D est une technologie que j’utilisais dans le civil lorsque je concevais des moteurs électriques. Nous imprimions le « stator » en polymère pour tester les enroulements. L’utilisation de la fabrication additive pour le prototypage rapide m’a montré le potentiel industriel de cette technologie, que j’ai souhaité approfondir.

Quel a été le regard de l’Assemblée sur cette technologie ?

L’Assemblée nationale, comme une majorité de la population, n’était pas initiée à cette technologie. Elle voit les imprimantes 3D comme des gadgets. Avec la crise de la Covid-19 et l’utilisation qui a été faite de cette technologie pour supporter l’effort national, elle a été mise en lumière et sa réputation s’est améliorée, mais elle reste vue comme un gadget, malgré son potentiel.

Où en sont vos recommandations de 2018 aujourd’hui ?

En 2018, j’ai recommandé à l’Assemblée nationale de soutenir la recherche et les projets industriels autour de la fabrication additive en accordant des bourses et en les incitant à s’inscrire au Programme d’investissements d’avenir (PIA). Le problème du PIA est que les appels à projets sont noyés par les autres projets des entreprises qui ne sont pas forcément liés à la fabrication additive.

Le thème de l’impression 3D aborde aussi la formation, le développement des normes, la propriété intellectuelle… Comment est-ce que l’Assemblée nationale gère ces sujets ?

La normalisation bride le développement de la fabrication additive. Elle pose problème pour les pièces critiques, comme dans le secteur aéronautique, par exemple. Au niveau de l’Assemblée nationale, nous ne sommes pas habilités à normaliser, cette mission revient à l’Afnor (Association française de normalisation). Pour rendre l’impression 3D compétitive en France, l’Assemblée nationale peut voter les budgets dédiés à la recherche ou au niveau du PIA. Le plan de relance, auquel des appels à projets destinés à la fabrication additive, à la numérisation des entreprises et les volets cybersécurité sont soumis, y participe.

Nous avons reçu du projet Erasmus + une feuille de route pour le projet SAM, qui aidera à l’implantation de l’impression 3D dans la formation. Que pensez-vous de cette initiative ?

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