Magazine Lundi 1 mars 2021 - 20:12

Imprimez votre futur au Québec

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impression 3D futur au Québec

L’institut Carnot MICA, le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec et Prima, le pôle de recherche et d’innovation en matériaux avancés du Québec, ont organisé un webinaire sur la fabrication additive entre le Québec et la France. L’occasion pour A3DM Magazine de traverser l’Atlantique pour découvrir le marché de la fabrication additive au Québec.

Au Québec, l’écosystème de la fabrication additive est en pleine émergence. Des secteurs clés de l’économie québécoise – matériel de transport terrestre, aérospatiale, énergie, santé, équipements et outillages industriels – l’explorent et l’utilisent. L’engagement de la communauté de la R&D ne se dément pas, comme en témoignent les collaborations toujours plus nombreuses et étendues. En outre, la province bénéficie d’un avantage compétitif dans le domaine des matériaux avancés, ainsi que de la présence sur son territoire de deux des plus grands producteurs mondiaux de poudres métalliques en fabrication additive. Enfin, l’abondance d’énergies propres à prix concurrentiels lui offre un atout avéré », explique Prima, le pôle de recherche et d’innovation en matériaux avancés du Québec, dans son livre blanc sur la « Fabrication additive au Québec ». Ce document présente, tout d’abord, un état des lieux du secteur au Québec. Il propose ensuite des orientations stratégiques de développement à prioriser avant de recommander une série de mesures structurantes et d’initiatives à mettre en œuvre.

Marché de la fabrication additive

De 2010 à 2019, le marché mondial est passé de 1 milliard de dollars à 11,8 milliards de dollars. Wohlers et al. (2019) prévoient que ce chiffre pourrait être multiplié par 3,6, pour atteindre 35,6 milliards de dollars en 2024. Selon ce même rapport, le marché se partage équitablement entre les trois grandes zones économiques mondiales : 37 % pour l’Amérique du Nord, 28 % pour l’Europe et 30 % pour l’Asie-Pacifique. Au classement des pays, les États-Unis sont le principal marché pour la fabrication additive et représentent 35 % du marché global. La France occupe la 6e place, avec l’Italie et leurs 3 % de ventes mondiales de systèmes de fabrication additive, derrière la Chine (11 %), le Japon (9 %), l’Allemagne (8 %), le Royaume-Uni et la Corée (4 %). Viennent ensuite la Russie, Taiwan et le Canada avec 2 %.

L’ISDE, PRIMA Québec et Systèmes P4BUS ont publié un rapport sur l’écosystème de la fabrication additive au Québec. Celui-ci se base sur un sondage mené auprès de l’offre québécoise en fabrication additive et de la communauté de la R&D, du 5 août au 6 septembre 2019. On y découvre que plus d’une soixantaine d’entreprises produisent commercialement des matériaux, équipements, logiciels ou services liés aux divers segments, dont 80 % sont situées dans cinq régions : Montréal, Québec, Montérégie, Laurentides et Estrie. Parmi ces entreprises, deux font partie des plus grands fabricants mondiaux de poudres métalliques pour la fabrication additive : AP&C et Tekna. En revanche, la région regroupe peu d’entreprises dans le segment des imprimantes 3D et des équipements connexes avec, pour principales sociétés, AON 3D, Dyze Design, Nanogrande, Industries Sautech. De nombreuses entreprises fournissent des services d’impression 3D, auxquels s’ajoutent des firmes étrangères telles que FusiA, Siemens et Poly-Shape. Les utilisateurs se trouvent principalement dans les industries suivantes : l’aérospatiale, la fabrication de produits métalliques, l’équipement et l’outillage industriels, les fournitures et le matériel médical et dentaire, le matériel de transport terrestre, les services professionnels, scientifiques et techniques. La région possède malgré tout d’importants atouts pour le secteur.

  • Présence au Québec de deux des plus grands fabricants mondiaux de poudres métalliques en fabrication additive.
  • Énergie renouvelable disponible en grande quantité et à des prix concurrentiels.
  • Présence d’un noyau d’entreprises spécialisées en conception et prototypage, optimisation de procédés et services d’impression.
  • Plusieurs grandes entreprises des secteurs clés du Québec sont engagées dans la voie de la R&D et de l’appropriation de la fabrication additive, comme Bombardier, Pratt & Whitney, Kinova, CAMSO, Médicus, etc.
  • Expertises académiques et gouvernementales reconnues en recherche sur les matériaux et en intelligence artificielle.
  • Collaboration efficace entre l’industrie, le milieu académique et les centres de recherche gouvernementaux pour favoriser des percées en R&D : CRNC, CRSNG, RSRI, CCTT, CRIQ, Mitacs.
  • Disponibilité de certaines aides gouvernementales (fédérales et provinciales) pour la R&D et pour l’acquisition d’équipements de fabrication de pointe.

Malgré cela, il reste à relever de nombreux défis pour la province canadienne qui souhaite développer son secteur de la fabrication additive et intensifier sa transition numérique vers l’industrie 4.0.

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