Magazine Mardi 19 octobre 2021 - 22:51

Des métiers et des talents français dans l’industrie 4.0

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Dans ce numéro d’A3DM Magazine, nous poursuivons la série « Rien n’est possible sans talents » avec des contributeurs talentueux dans le domaine de l’industrie 4.0 : des outils numériques et des travaux de pilotage de la commande des machines aux systèmes de sécurisation des données numériques.

Julien Zins, ingénieur PLM

Talent en charge du développement des activités de transformation digitale au CPIs

Coordinateur continuité numérique pour la fabrication, ingénieur PLM et référent technique des services digitaux chez CPI, Julien Zins est en charge du développement des activités de transformation digitale, de supervision des données de production et de formation sur les solutions Dassault Systèmes au sein de CPI. Il nous présente son travail et la transformation numérique qui est en cours, vers l’industrie 4.0. Issu de l’usinage, CPI est un bureau des méthodes externalisé (une société d’Ingénierie) fondée en 2004 par Pascal Dine et Nicolas Brygo tous deux ingénieurs ICAM, l’un passionné par l’usinage, l’autre motivé par le développement humain et commercial de l’entreprise. CPI accompagne les sociétés manufacturières à améliorer leur performance industrielle grâce aux outils numériques : gestion d’outils coupants, CFAO, simulation et post-processeur. CPI accompagne notamment des grands groupes de l’aéronautique et la défense, pour les aider à industrialiser leurs pièces, à les mettre en production, à choisir les machines et les procédés que ce soit en soustractif ou en additif. CPI possède également une autre activité, celle de commercialiser aussi des produits pour aider les industriels à améliorer leur production. La société est notamment le distributeur de la solution MES DELMIA Works de Dassault Systèmes dédiée au PME et aux ETI sur le territoire France et au Bénélux.

De quels outils numériques parle-t-on dans l’industrie 4.0 ?

Pour aller vers l’industrie 4.0, la première chose à faire est de connecter les machines. Nous conseillons nos clients pour connecter leurs outils de production aux systèmes d’information de l’entreprise de type MES/QMS comme DELMIA Works. Il s’agit d’Internet des objets industriels (IIOT), de capteurs, qui permettent d’instrumenter les machines. Nous conseillons nos clients sur le choix des capteurs et des paramètres à piloter. Nous distribuons également une solution de réalité mixte comme Spectral, start-up française qui développe une solution de réalité mixte pour digitaliser des processus papier. Celles-ci peuvent servir pour mettre en route une machine, pour une solution de maintenance ou encore pour de la formation.

Ensuite, nous proposons des solutions pour faire de la « Business intelligence » grâce à la plateforme DataXpert de Paul Wurth pour garder le process sous contrôle et anticiper les éventuelles dérives de l’outil de production. Il s’agit d’identifier les points critiques de leur production pour conserver le process sous contrôle, puis les monitorer c’est-à-dire, relever des informations en temps réel et les traiter dans des tableaux de bord. Nous aurons ainsi des tendances, comme celle de la production en temps réel. Nous pourrons analyser celles-ci, mettre des valeurs hautes et basses et faire de l’analyse prédictive pour anticiper les actions futures. Et nous conseillons nos clients en fonction de leur production, ou leur type de besoin.

Avez-vous défini des outils pour définir des pièces qui auraient un avantage à être produites en fabrication additive ?

Les seuls outils que je vois sont les outils avancés de simulations numériques et d’optimisation topologique. Ceux-ci peuvent aider à voir si la pièce doit être fabriquée en soustractif, en additif ou à l’aide des deux procédés. Je pars du principe que l’utilisation du numérique et de la modélisation des processus permet de réaliser des gains dans une entreprise manufacturière, cela permet de rendre l’entreprise plus performante et de calculer si tel procédé est plus intéressant. Il faut avoir une vue processus centrique. Les gains peuvent être sur différents endroits de la supply chain et pas seulement sur la vitesse de production.

Comment sécuriser toutes les données ?

Il existe aujourd’hui des solutions qui permettent d’héberger les données, les applicatifs et infrastructures des industriels avec des niveaux de sécurité optimal sur le cloud public ou privé. La plupart de nos clients ne travaillent pas sur le cloud, mais sur de la data hébergée au sein de leur l’entreprise. Pour les intervenants extérieurs comme les sous-traitant, la solution de la virtualisation est souvent privilégiée. Ce sont simplement eux qui distribuent des accès à leurs plateformes.

Nous observons aussi que les mentalités des clients commencent à évoluer vers l’usage de solutions SAAS (Software As A Service) qui présente l’avantage d’être plus faciles à maintenir. La sécurité est propre à chaque client, en fonction de son industrie, c’est lui qui décide !

À quoi ressemblera l’usine du futur ?

Je pense à une usine plus efficiente, plus résiliente et plus durable. Suite à la crise de la Covid-19, les industriels ont pris conscience que l’arrêt de la production a été catastrophique. L’usine 4.0 aura pour but de ne pas s’arrêter, quel que soient les phénomènes qui peuvent arriver. Comme nous l’avons vu précédemment, pour cela, tous les processus doivent être modélisés et numérisés pour que l’usine puisse continuer de fonctionner même si l’ensemble du personnel n’est pas dans les locaux. Je pense également que l’entreprise sera durable car elle va consommer moins de matière et émettre moins de polluants. Ici aussi grâce aux informations récoltées.

Enfin, je rajouterai l’importance du phénomène émergent de marketplace qui rapproche les clients des fournisseurs, cela est valable pour le BtoB et BtoC. Nous devons réfléchir à la mutualisation pour fabriquer à la demande des pièces diverses, non de série. Les clients veulent de plus en plus de diversification de produits, ce qui implique d’être capable de s’auto-reconfigurer rapidement.

Et d'autres contributeurs talentueux

Christophe Tournier, professeur des universités à l’ENS

Talent en recherche stratégique de fabrication additive

Christophe Tournier est professeur des universités à l’École normale supérieure Paris-Saclay, au Laboratoire universitaire de recherche en production automatisée (LURPA). Il coordonne également l’initiative de recherche stratégique de fabrication additive Paris-Saclay. Ce projet regroupe seize laboratoires d'établissements du plateau de Saclay pour une plateforme partagée avec une machine FormUp 350, ainsi qu’une cellule robotisée équipée d’un robot usinage et d’un robot de fabrication additive WLAM (Wire Laser Additive Manufacturing). Le laboratoire LURPA travaille sur le pilotage et la commande de ces procédés afin de garantir une qualité géométrique, métallurgique, microstructurale, etc.

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Marie Thiébault , Country Manager France et Espagne chez 3YOURMIND

Talent en charge de l'automatisation des processus de fabrication

3YOURMIND est une entreprise créée, en 2014, par Aleksander Ciszek et Stephan Kuehr, à l’université technique de Berlin, en Allemagne. Elle fournit des solutions logicielles pou identifier des cas d’usage et gérer les flux de production en fabrication additive pour des grands comptes industriels et des services d’impression 3D. La technologie 3YOURMIND accompagne les entreprises sur différents niveaux de maturité pour leur permettre d’industrialiser la fabrication additive :

  • Identification de pièces pour la FA et création d’inventaires digitaux exhaustifs.
  • Automatisation de la production, gestion de la qualité des pièces et des process de fabrication additive.
  • Création de modèle de production à la demande décentralisé, avec une continuité totale des données de l’inventaire digital qualifié aux machines.

3YOURMIND se concentre sur les problématiques de ces clients industriels liées à l’automatisation des processus de fabrication. Les imprimantes sont connectées les unes avec les autres et remontent en temps réel les informations sur les productions. Mais encore faut-il savoir les lire, les traiter et les protéger. Marie Thiébault qui s’occupe des filières française et espagnole de 3YOURMIND nous explique...

Perez Pelage, Emerging Business Accelerator Leader chez Viaccess Orca

Talent en sécurisation des données

Viaccess-Orca est une filiale du groupe Orange spécialisée dans les technologies pour les contenus vidéos. l’origine dédiée à la sécurité embarquée pour la télévision numérique, elle poss.de, depuis plus de trois ans, une branche « Industrie 4.0 et fabrication additive ., vitrine de l’industrie 4.0. Viaccess-Orca a donc décidé de transférer ses compétences et technologies de la télévision numérique à la fabrication additive, car le contenu des mod.les 3D doit également être sécurisé. Perez Pelage, Emerging Business Accelerator Leader, nous a présenté la solution de Viaccess-Orca.

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