Magazine Mardi 12 octobre 2021 - 19:59

Le programme « Horizon Europe » de la CE tant attendu

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La recherche et l’innovation sont essentielles pour l’avenir de l’Europe qui, dans certains secteurs, est en retard par rapport aux États-Unis et à la Chine. Cela passera par le nouveau programme de recherche et d’innovation européen. Après « Horizon 2020 », « Horizon Europe » !

Le feu vert du Parlement européen pour le programme de recherche et d’innovation 2021-2027 a été provisoirement suivi par la Commission européenne le 1er janvier 2021. Les députés européens et le Conseil européen ont donné leur approbation définitive à l’accord sur le règlement « Horizon Europe » le 27 avril. Ce dernier intègre l›allocation budgétaire la plus élevée jamais allouée par l’Union européenne à la recherche et à la numérisation liées au numérique – incluant donc toute la chaîne de valeur de la fabrication additive. Celui-ci vise notamment à apporter un soutien fort aux PME innovantes, aux infrastructures de recherche européennes. Un milliard d’euros supplémentaire sera également garanti par le Parlement pour les dépenses de base recherche, qui passera par le Conseil européen de la recherche (European Research Council). « Horizon Europe » disposera donc d’un budget global de 95,5 milliards d’euros, dont 5,4 milliards d’euros du plan « Next Generation EU » de l’UE, et d'un investissement supplémentaire de 4 milliards d’euros du cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE.

L’objectif général du programme « Horizon Europe » est d’obtenir un impact scientifique, technologique, économique et social des investissements de l’Union européenne dans la recherche et l’innovation. Les investissements eux-mêmes répondent à différents objectifs :

  • Mettre en œuvre les priorités stratégiques de l’Union européenne et contribuer à la réalisation des politiques européennes en aidant à relever les défis mondiaux de notre temps, comme ceux indiqués dans les objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030 des Nations unies et de l’accord de Paris sur le climat.
  • Renforcer les fondements scientifiques et technologiques de l’Union et promouvoir sa compétitivité dans tous les États membres européens.
  • Renforcer l’espace européen de la recherche afin de tirer le meilleur parti de la valeur ajoutée de l’Union européenne en se concentrant sur des objectifs et des activités qui ne peuvent être atteints efficacement par les États membres individuellement.

Quelles différences entre « Horizon 2020 » et « Horizon Europe » ?

Le programme « Horizon Europe » peut être considéré comme une évolution d’« Horizon 2020 » visant « à partager l’excellence, ainsi qu’à réformer et à améliorer le système européen de recherche et innovation (R&I) », au cours des sept prochaines années. Une différence pertinente entre les deux programmes réside dans les trois piliers de financement sur lesquels il est basé. Ceux-ci ont été développés pour inclure désormais la science ouverte, les défis mondiaux, la compétitivité industrielle, et l’innovation ouverte. Comme présenté sur le site Web d’« Horizon Europe », récemment lancé, ils

diffèrent principalement du programme « Horizon 2020 » sur la promotion des environnements d’innovation (plutôt que sur le leadership industriel). Ceci est encore mis en évidence avec la création du Conseil européen de l’innovation, qui offre un soutien à l’innovation pour les entreprises jugées trop risquées pour les investisseurs privés, sous la forme d’un budget de 10 milliards d’euros pour la période 2021-2027. Évaluons ensemble les détails de chaque pilier, ainsi que les changements associés.

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Modifications au niveau du pilier 1

Le seul changement dans le premier pilier – en dehors de sa dénomination – est la suppression des technologies futures et émergentes (FET) qui ont été réparties dans les deux autres piliers. Les actions phares FET sont devenues les actions de mission du pilier 2, tandis que les actions FET restantes sont passées dans le pilier 3, sous un nouveau nom et en mettant l’accent sur la percée de marché et l’innovation de rupture.

En dehors de ce fait, ce pilier reste assez inchangé et se concentre toujours sur l’atteinte de l’ « excellence scientifique » par le biais de bourses, et d’échanges et d’actions mono-bénéficiaires d’une importance particulière pour les chercheurs individuels. Un acteur clé du plan de ce pilier reste le Conseil européen de la recherche (CER), qui soutient la recherche exploratoire en favorisant la concurrence à l’échelle européenne. Des subventions à long terme d'environ 16 milliards d'euros sont attribuées à la recherche individuelle et ascendante dans les sciences de la vie, physiques et sociales. Il est associé à un deuxième fonds de recherche, le fonds Marie Sklodowska-Curie Actions fund (MSCA), géré par l’Agence européenne pour la recherche (European Research Executive Agency - REA), pour le compte de la Commission européenne. Le MSCA est le programme phare de financement de l’Union européenne pour la formation doctorale et la formation postdoctorale des chercheurs. Dans le cadre d’« Horizon 2020 », ce fonds a sécurisé environ 64 millions d’euros pour des programmes de doctorat structurés (sur un budget total de 6,6 milliards d’euros) et 450 projets de recherche financés avec plus de 1 400 chercheurs intersectoriels au total.

Modifications au niveau du pilier 2

Le deuxième pilier concerne les défis sociétaux par rapport aux défis mondiaux et à la compétitivité industrielle. Le nom est très différent, mais les sujets abordés sont assez similaires. Le Conseil conjoint de la recherche (CCR) (Joint Research Council - JRC) continuera à fournir des avis scientifiques et un soutien technique.

La différence notable est l’ajout de missions qui représentent des actions parapluie tirées de plusieurs clusters et/ou d’autres parties du programme. Ces missions sont similaires aux projets phares FET, mais avec des défis définis visant à avoir un impact audacieux sur la société et l’élaboration des politiques pour une partie importante de l’Europe. Le deuxième pilier est donc légèrement plus complexe, car il comprend des initiatives intégrées dans divers secteurs d’activité, y compris ceux qui concernent les applications industrielles et numériques de la fabrication additive.

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