News Lundi 6 mai 2019 - 07:16

Fin du projet NextGenAM lancé par EOS, Daimler et Premium AEROTEC

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Lancé au printemps 2017 par la société Premium AEROTEC, le constructeur automobile Daimler et le spécialiste de la fabrication additive métallique EOS, le projet NextGenAM (Next Generation Additive Manufacturing) s’est achevé avec succès ! Celui-ci avait pour objectif de développer une ligne de production en série intégrant l’automatisation du processus de fabrication additive métal. L’usine pilote de Varel, située dans le Nord-Ouest de l’Allemagne, est maintenant terminée. Elle servira d’exemple à d’autres entreprises qui cherchent à intégrer l’impression 3D métal dans leur processus de production. « Nous sommes très fiers de ce que nous avons pu réaliser en collaboration avec nos partenaires Premium AEROEC et Daimler. Le projet NextGenAM démontre la façon dont la fabrication additive peut s’intégrer de manière automatisée et rentable dans une chaîne de production en série », a déclaré Adrian Keppler, PDG d’EOS.

Automatisation et fabrication additive en série à l’usine de Varel

Le projet NextGenAM a permis d’automatiser toutes les étapes de la chaîne de fabrication pour développer un système de production en série intelligent : de la manipulation des poudres jusqu’au contrôle qualité, en passant par l’enlèvement du plateau d’impression et le post-traitement. Les pièces sont ainsi transportées d’une machine à l’autre par des robots autonomes. Les plateaux d’impression sont déplacés de la station de montage au four de traitement thermique, puis vers un système de mesure optique 3D pour l'assurance qualité et enfin, vers la découpe pour détacher les pièces du plateau. « L’ensemble du processus de production s’effectue sans personnel d’exploitation, à partir d’un poste de contrôle central et autonome », explique le consortium.

Le consortium prévoit que le projet NextGenAM réduise « jusqu'à 50 % le coût de fabrication des composants ».

L’usine pilote de Varel est équipée de plusieurs systèmes de fabrication additive métal EOS M 400-4 à quatre lasers, possédant des dispositifs automatisés le remplissage et le vidange des poudres. Elle se concentre principalement sur la production de pièces en aluminium répondant aux demandes des secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et du spatiale. Elle devrait également concevoir des composants en Scalmalloy, un alliage de scandium produit par APWORKS, une filiale d’Airbus. Celui-ci possède une haute résistance à la traction jusqu'à 520 MPa, une densité de 2,67g/cm³ et une ductilité de 13 % d'allongement à la rupture. Ce matériau a été l'un des premiers métaux à être spécifiquement développé pour l'impression 3D.

Une opportunité pour les petites séries

La première pièce fabriquée chez Premium AEROTEC est une pièce de rechange pour un moteur diesel de camion Daimler (photo ci-dessous). Le procédé de fabrication additive est particulièrement intéressant pour la maintenance et la réparation. Les pièces de rechange peuvent ainsi être fabriquées à la demande, de manière plus économique qu'avec les procédés traditionnels, et elles ne nécessitent pas de stockage. « Premium AEROTEC est aujourd’hui un pionnier international dans le domaine de l’impression 3D métal. L’objectif est maintenant de développer davantage cette expertise et de l’appliquer à d’autres secteurs. Le succès de NextGenAM essentiel pour notre stratégie », a commenté Thomas Ehm, Directeur de Premium AEROTEC. Et notamment pour le secteur automobile !

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La première pièce fabriquée à l'usine de Varel, en Allemagne, est une pièce de rechange pour un moteur diesel de camion Daimler

Maintenant que les contrôles qualité ont été passés avec des résultats prometteurs, l’usine de Varel doit faire l’objet d’un audit selon les exigences de la norme industrielle VDA 6.3.Une condition nécessaire à la production pour le constructeur Daimler ! Celui-ci souhaite utiliser cette technologie pour produire des composants à la demande et des pièces de rechange. « La fabrication à faible quantité peut souvent être plus rentable et plus rapide grâce à l’impression 3D, plutôt qu’en utilisant des procédés de production traditionnels », a expliqué Jasmin Eichler, Responsable des technologies du futur chez Daimler AG. « La technologie convient également pour la production en petite série de pièces de véhicules neufs en édition limitée. Le développement de pièces spécialement conçues pour l’impression 3D permet de réduire davantage les coûts de production et d’optimiser la qualité. »

L'automatisation de l'ensemble de la chaîne de production permettra à l'avenir de fabriquer par impression 3D des lots de pièces plus importants.

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