News Lundi 16 mai 2022 - 21:12

Une cohésion nationale de la fabrication additive métallique

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Quelques mois après la signature du Plan national impression 3D qui a pour ambition de soutenir l’industrie française, le Cetim et ses partenaires ont présenté leur plan d’actions de synergie nationale en R&D de la fabrication additive métallique. Une initiative pour lever les verrous technologiques en fabrication additive métallique. Explication !

Le Cetim et ses partenaires dont AddimAlliance, Initiative3D, Additive Factory Hub (AFH) ou encore le Groupement d’intérêt scientifique « Hautes énergies en fabrication additive » (GIS Head) du CNRS ont lancé « une action commune de synergie nationale pour la recherche en fabrication additive métallique ». Dans un communiqué et lors d’une conférence de presse, le centre d’expertise mécanique français présentait les ambitions de ces acteurs, mais surtout le réseau qui le constitue : avec des acteurs de premier plan de la recherche, comme le GIS HEAD du CNRS ; des industriels tels qu’AddUp, Inetyx ou Volum-e ; mais aussi des plateformes de recherche régionales telles qu’Addimalliance en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, Initiative 3D en Auvergne-Rhône-Alpes, ou encore Additive Factory Hub en Île-de-France. Tous souhaitent renforcer l’écosystème industriel national !

Quelles ambitions pour cette initiative en fabrication additive métallique ?

Les acteurs présents à la conférence de presse pour lancer cette « action de synergie nationale en R&D de la fabrication additive métallique » souhaitent soutenir, encourager et accompagner le développement de la filière industrielle française « fabrication additive métallique ». Ils ont expliqué clairement leurs ambitions pour faciliter les passerelles et les accès, croiser les feuilles de route, éviter les redondances inutiles et soutenir l’écosystème industriel national autour de la filière de fabrication additive métallique. Un plan en plusieurs points :

  • Soutenir les acteurs de la filière.
  • Supporter l’émergence de nouveaux acteurs.
  • Partager les connaissances.
  • Débattre des grands axes de recherche.
  • Croiser les feuilles de route.
  • Multiplier les synergies.
  • Asseoir la position française de la fabrication additive métallique à l’international comme un secteur clé de R&D au sein de l’écosystème industriel national.

Ainsi, un industriel ayant des besoins en fabrication additive métallique sera en mesure de se tourner vers les initiatives de sa région – beaucoup de régions ayant un réseau en fabrication additive métal – pour être accompagner et trouver les bons interlocuteurs. Cet industriel, quel que soit la taille de son entreprise, aura accès à l’ensemble du réseau national et pourra s’appuyer sur leurs compétences pour avancer sur le sujet de la fabrication additive métallique et accéder à cette technologie. Cette ambition, de nombreux acteurs la portent, mais la réalité est souvent plus complexe.

Qui fait quoi dans l’écosystème français ?

L'initiative « action de synergie nationale en R&D de la fabrication additive métallique » souhaite donc apporter des éléments de réponse à une question récurrente : qui fait quoi dans l’écosystème français. Il s'agit là d'une démarche inclusive qui a vocation à regrouper les actions de R&D sur le sujet. « La France dispose d’atouts, mais pour transformer ce potentiel en succès, il faut mutualiser les efforts de recherche. La fabrication additive métallique plonge ses racines dans les technologies mécaniciennes (métallurgie, traitement

thermique, soudage, etc.) et représente une véritable filière avec des fabricants de machines, de pièces, du traitement de surface, etc. Il s’agit, pour ces acteurs de se coordonner, tout en respectant leurs propres dynamiques locales », déclare Philippe Lubineau, directeur de la recherche et des programmes au Cetim. Ainsi, le besoin de communications et d’échanges en France est fort.

De nombreuses compétences ne sont pas à portée des acteurs qui en ont besoin. Cette initiative souhaite aider à développer ce réseau autour de la fabrication additive métallique. Et, dans le cadre de l’accompagnement des entreprises, notamment financièrement, le Cetim et les régions sont disponibles pour monter des dossiers, obtenir des subventions, etc.

Encore une nouvelle structure dans le secteur de la fabrication additive ?

Encore une nouvelle structure qui continue l’éclatement du secteur français de la fabrication additive pourrait-on penser ? La question se pose car les regroupements des différents acteurs intégrants ou entourant la fabrication additive sont nombreux que ce soit sous forme associative, de plateforme, de GDR ou d’autres. Et cette annonce a lieu quelques semaines après la signature de la filière industrielle dédiée à l'industrie du futur et du « Plan national impression 3D », mené par l’association France Additive, par le Symop et par l’UIMM.

Le Cetim a souhaité répondre à cette question – dans son communiqué – avant même que nous lui posions la question : « Cette initiative n’a pas pour finalité la création d’une structure supplémentaire, mais bien de faciliter les passerelles et les accès, de croiser les feuilles de route, d’éviter les redondances inutiles en favorisant les synergies. Une initiative commune et coordonnée entre les différents acteurs : le GIS Head du CNRS, les réseaux régionaux Addimalliance en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, Initiative 3D en Auvergne-Rhône-Alpes, Additive Factory Hub en Île-de-France, la Filière Manufacturing des Instituts Carnot et Cetim. Ceux-ci vont multiplier les échanges pour croiser les travaux et les roadmaps dans le cadre d’un comité de pilotage ».

Cette nouvelle filière participe au transfert des technologies de fabrication additive métal, en adéquation avec les différentes initiatives et structures déjà en place. « Il faut s’unir pour aller vite. La cohésion nationale est importante », nous explique Pauline Le Borgne qui dirige l’Additive Factory Hub piloté par le Centre technique des industries mécaniques (Cetim) et est également responsable du projet transversal « Fabrication additive » qui structure toutes les activités en fabrication additive du Cetim. « Nous ne sommes pas sur la constitution d’une superstructure. Nous souhaitons la concertation de la diversité locale et nationale, de la recherche au transfert industriel. Nous souhaitons donner une grille de lecture, montrer que la France possède des atouts, que la filière française a des acteurs de R&D sur lesquels il est possible de se reposer, et que nous possédons également un poids à l’international. Nous ne créons pas, nous sommes organisés ensemble. »

En Avril 2022, ce réseau devrait organiser le premier symposium scientifique dédié à la fabrication additive métal en France.

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