News Mardi 12 juin 2018 - 16:02

Rencontre avec Kimya, anciennement Armor 3D

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À l’occasion du salon 3D Print, A3DM Magazinea rencontré Pierre-Antoine Pluvinage, Business Development Director chez Kimya. Anciennement Armor 3D, la division « impression 3D » d’Armor propose une gamme de filaments recyclés et une autre « technique ». Elle travaille également sur d’autres matériaux pour la technologie FDM. 

Fêtant bientôt ses cent ans, Armor est un groupe industriel de chimistes spécialisé dans la formulation d’encres. Elle possède également une autre activité historique qui est la fabrication de cartouches jet d’encre et laser. En 2015, Armor a créé sa division Armor 3D et sa gamme de filaments recyclés Owa. Aujourd’hui, Armor 3D devient Kimya. 

Pouvez-vous nous parler du passage d’Armor 3D à Kimya ?

Il y a trois ans, en 2015, Armor a créé la division Armor 3D et une  première gamme de filaments recyclés Owa. Le premier filament est un PS (polystyrène) fabriqué à partir de déchets de pots de yaourt. La bobine en elle-même est conçue à partir de coques de cartouches d’encre que nous recyclons. Owa est une marque d’économie circulaire. Aujourd’hui, elle est en projet avec la marque Bic pour récupérer leurs déchets afin de créer de nouveaux filaments pour l’impression 3D. Cette technologie est régulièrement utilisée pour du prototypage, créateur de déchets. Il est donc nécessaire de rentrer dans une démarche de recyclage. Nous disons à nos clients : « Imprimez autant que vous voulez, nous nous occupons du reste. Nous apportons la matière première et nous la recyclons ». 

Très vite, nous nous sommes rendu compte que le marché était tiré par l’industrie. Or celle-ci vise la production de produits finis. Nous avons donc développé des matières pour répondre à ces besoins nouveaux. L’objectif est de travailler avec les industriels et, à partir d’un cahier des charges et d’applications concrètes, de développer des matières adaptées. La demande devenant importante, nous avons créé une marque pour communiquer et mettre en avant les services que nous apportons au marché, Kimya.

Kimya possède deux gammes, une « recyclée » et une autre « technique ».

Kimya, c’est également de l’accompagnement…

Kimya, ce n’est pas que la matière ! Des clients viennent nous voir avec des objets qui ne sont pas modélisés pour l’impression 3D. Nous travaillons donc avec eux sur la modélisation, nous les accompagnons sur le choix de l’imprimante, sur l’impression de la pièce, etc. Nous leur garantissons qu’ils puissent être capable d’imprimer et de reproduire les pièces autant de fois qu’ils veulent, en respectant leurs exigences.

D’où vient le nom « Kimya » ?

Kimya est issue de « alkimya » (ou « alquimia ») qui veut dire « alchimie ». Nous partons de matière première et nous la transformons en matière première exceptionnelle pour répondre aux besoins industriels. Aujourd’hui, la demande porte principalement sur des matières que les industriels ne trouvent pas. 

Quelles sont les demandes des industriels ?

Évidemment, il y a les demandes intrinsèques aux matériaux : thermiques, mécaniques et chimiques. Mais les industriels ont également besoins que ces matériaux répondent à des normes et des certifications. La demande porte de plus en plus sur des certificats d’origine de nos matières, comme des matériaux grades « alimentaires ». 

Kimya a-t-elle d’autres ambitions que le développement de matériaux ?

Nous resterons dans les matériaux car il s’agit de notre savoir-faire. Nous nous concentrons là-dessus. Mais ce n’est pas suffisant ! Il faut proposer une solution globale incluant la matière première, l’imprimante, l’objet modélisé, etc. Nous intégrons donc, autour de la matière, des services qui vont permettre d’apporter cette solution globale. Kimya, c’est : Kimya Materials, notre catalogue de matières existantes avec le « recyclé » et le « technique » ;  Kimya Lab, le pôle développement ; et Kimya Services qui comprend tout ce qui englobe la matière pour une solution globale. Nous comptons d’importants partenaires pour compléter notre solution. 

Kimya a-t-elle d’autres ambitions que le polymère ?

Nous avons de nombreuses demandes concernant la technologie FDM sur lesquelles nous travaillons. Nous regardons aussi ce qui se passe dans la technologie SLS. Nous écoutons les besoins des clients, concernant les technologies et les matières qu’ils souhaiteraient pouvoir utiliser. Le marché bouge ! Tout le monde regarde ce qui se passe pour définir sa stratégie. 

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