News Lundi 10 décembre 2018 - 11:37

Une plate-forme de fabrication additive pour la recherche de dispositifs médicaux 3D à Lyon

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Ce jeudi 6 décembre 2018, une plate-forme de fabrication additive pour le développement de dispositifs médicaux pour la recherche a été créée sur le campus de Lyon Tech - La Doua, à Villeurbanne près de Lyon. 

De nombreux acteurs médicaux lyonnais autour de la fabrication additive

La plate-forme « 3D Fabric of Advanced Biology » (3d.FAB) réunit de nombreux acteurs médicaux de la région : les Hospices Civils de Lyon (HCL), l’université Claude Bernard Lyon 1, le CNRS, le CPE Lyon et MATEIS INSA Lyon, un laboratoire de science des matériaux. Tous ces partenaires se sont engagés à mutualiser, pour une durée de cinq ans, leurs compétences et leurs moyens pour développer la fabrication additive et placer cette technologie au service du secteur médical. Le spécialiste lyonnais des matériaux a annoncé sur son site que « l’un des enjeux principaux sera de transformer des innovations technologiques issues de l’impression 3D en innovations cliniques accessibles au plus grand nombre de patients ».

Des projets d’impression 3D médicale en cours

Parmi les projets en cours au sein de la plate-forme 3d.FAB, il y a la reconstruction d’un modèle anatomique du thorax d’un nourrisson. Cet objet a été imprimé avec différents matériaux : des poumons composés en matière souple, des côtes rigides, mais aussi l’impression de la trachée et des vaisseaux sanguins. Dans ce cas, la fabrication additive permet au chirurgien de travailler en amont de son opération. « Opérer une malformation pulmonaire chez un tout-petit peut se réaliser sans ouvrir le thorax à l’aide d’une petite caméra et d’instruments fins : c’est l’approche mini-invasive », explique Fréderic Hameury, chirurgien pédiatrique aux HCL. « L’impression 3D du thorax et du poumon déformable du bébé que l’on va opérer me permet d’anticiper les difficultés à venir, de définir la stratégie opératoire idéale et de simuler l’intervention avant le jour J. Bien entraîné, je peux réaliser ensuite une intervention plus courte, moins douloureuse et moins séquellogène. » Cette nouvelle prise en charge est l’objet du Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC).

Le second projet en cours est celui d’une prothèse imprimée en titane pour de la chirurgie maxillo-faciale. Il a pour objectif la reconstruction d’orbites osseuses. Ces pièces imprimées permettront d’éviter une greffe au patient, avec ses propres os. « On constate une nette amélioration à la fois fonctionnelle, notamment par la diminution de la vision double, et esthétique pour les patients. La prothèse 3D permet une réduction du temps opératoire, des zones opérées et moins de handicaps durables liés aux traumatismes orbitaires », explique le docteur Jean Thomas Bachelet, chirurgien maxillo-facial à la cellule innovation des HCL. Ce projet est au stade de l’étude, notamment dans l’évaluation par rapport à la greffe classique.

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