News Mercredi 2 octobre 2019 - 16:10

L’industrie brassicole tire profit de l’impression 3D

Partagez cette news :

industrie-brassicole-brasseur-biere

La fabrication additive est une technologie qui touche tout le monde, ou plutôt toutes les industries. Pour preuve, depuis plusieurs années, la société GE Additive profite de l’Oktoberfest, la célèbre fête de la bière allemande qui se déroule, à Munich, au mois d’octobre, pour travailler avec le secteur de la brasserie et des boissons. Dans le but d’explorer le potentiel de la fabrication additive, l'équipe du Customer Experience Center (CEC) de GE Additive, basé justement à Munich, a collaboré avec la société Kaspar Schulz GmbH, l’un des plus anciens fournisseurs d'équipements de brassage au monde. Le docteur Matthew Beaumont, responsable du site CEC Munich de GE Additive, nous présente un projet entre impression 3D et brassage.

Image
matthew-beaumont-impresson-3d-ge-additive

Comment en êtes-vous venu à travailler avec la société Kaspar Schulz ?

Nous étions à la recherche d'un partenaire « brasseur » basé en Bavière, en Allemagne. Un centre Concept Laser se situe dans la ville de Bamberg qui regroupe un grand nombre de brasseurs et d’entreprises de l'industrie brassicole. Certains membres de notre équipe avaient des contacts. Nous avons pu puiser dans nos connaissances locales.

Kaspar Schulz est une entreprise familiale, la dixième génération de brasseur. En parallèle, la société a su s’adapter aux évolutions et intégrer les nouvelles technologies telles que la modélisation 3D et la conception assistée par ordinateur (CAO). Malgré cela, elle était novice dans l’utilisation de la fabrication additive. Kaspar Schulz représentait parfaitement ce que nous recherchions pour notre projet. 

Pouvez-vous nous présenter les pièces sur lesquelles vous avez travaillé ?

Nous avons, tout d'abord, travaillé sur une poignée que la société Kaspar Schulz fraisait dans un bloc d'acier inoxydable. Cette technique est régulièrement utilisée dans le secteur aéronautique, mais ce fut une surprise de la voir ici. Grâce à la fabrication additive, nous avons pu réaliser des gains de matière première, de temps de fabrication et personnaliser la pièce avec le logo de nos entreprises, sans coût ou effort supplémentaire.

Image
ge-kaspar-schulz-poignee-impression-3d

La deuxième pièce est une lame de soutirage. Cette pièce a été l'occasion de montrer la liberté de conception offerte par l’impression 3D. Lors de notre première réunion, Monsieur Jörg Binkert – responsable Recherche & Développement chez Kaspar Schulz GmbH – nous a montré quelques esquisses des idées qui pourraient améliorer le soutirage des fûts. L’une était d'améliorer l'effet de filtration du lit de grains usés afin de rincer plus soigneusement, plus rapidement et plus efficacement la cuve de rétention. Notre équipe a rapidement été en mesure de mettre au point un concept permettant de filtrer efficacement les grains usés et d'éjecter de l'eau pendant la rotation. La conception de cette fine lame avec des canaux internes pour distribuer l'eau uniformément n’aurait pas été réalisable sans la fabrication additive.

Image
cao-conception-ge-additive-kaspar-schulz
Image
impression-3d-industrie-brassicole

Quels ont été les obstacles ?

Pour tout nouveau développement de produit, le temps est toujours un défi. Nous nous étions fixé l'objectif de réaliser un premier démonstrateur pour l'Oktoberfest 2019. Nous avons rempli notre objectif, mais nous devons encore valider l'utilisation finale de la pièce lorsqu’elle est intégrée à l'ensemble du processus de brassage. L’équipe du projet souhaiterait également réaliser un test de goût (rire) !

La fabrication additive peut donc transformer les chaînes de production au sein de l'industrie brassicole…

Les technologies additives peuvent faire évoluer l'industrie brassicole ou l'industrie des boissons en général. L’ajout de fonctionnalités ou la réduction du nombre de pièces telles que les joints d’étanchéité sont des transformations rapides que la fabrication additive peut offrir sans une modification massive de la machine.  En outre, il est possible d'apporter des améliorations progressives aux différentes étapes du processus de brassage, en tirant parti de la liberté de conception qu'offre l’impression 3D. La lame de soutirage est un excellent exemple de ce potentiel !

Contenu Encadré

L’outillage par impression 3D chez Heineken

Au début de l’année 2019, Heineken a installé des imprimantes 3D Ultimaker au sein de son usine basée à Séville, en Espagne, pour réaliser une variété d’outils personnalisés et des pièces fonctionnelles. Les ingénieurs du groupe brassicole d’origine néerlandaise conçoivent et impriment directement des dispositifs de sécurité, des outils et des pièces à la demande. En se passant de prestataires extérieurs, le brasseur accélère sa production et réduit ses coûts de fabrication d’environ 80 % pour les pièces imprimées en 3D.

« Bien que nous ayons adopté la fabrication additive depuis peu, nous avons déjà constaté une réduction de 70 à 90 % de nos coûts de production et des temps de fabrication. Grâce à l’internalisation de la fabrication de certaines pièces, nos outils de production sont plus efficaces, plus robustes et donc plus rentables. Actuellement, nous utilisons l’impression 3D pour optimiser la chaîne de fabrication, créer des outils de maintenance et de contrôle de la qualité ainsi que pour réaliser des outils spécifiques pour nos machines afin de renforcer la sécurité de notre personnel. Mais ceci n’est que le début des futurs cas d’application de la technologie au sein de l’entreprise », avait déclaré Isabelle Haenen, Global Supply Chain Procurement chez Heineken. Après avoir travaillé sur une machine Ultimaker 2+, l’équipe d’ingénieurs du brasseur néerlandais a choisi d’investir dans plusieurs imprimantes Ultimaker S5.

Image
heineken-ultimaker-impression-3d

Outillage conçu par impression 3D chez Heineken.

Newsletter

Ne manquez plus aucune info sur la fabrication additive