News Mercredi 8 janvier 2020 - 15:59

La Kimya Factory et les ambitions d’Armor dans l’impression 3D

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Fin 2019, la marque Kimya du groupe ARMOR lançait la Kimya Factory, un service bureau d’impression 3D dédié aux industriels. Pierre-Antoine Pluvinage, Business Development Director chez Kimya – Additive Manufacturing by ARMOR, nous présente les ambitions du groupe et cette usine qui devrait rapidement s’installer sur un terrain de 10 000 mètres carrés à Nantes, en France.  

Après le succès du bureau d’études Kimya Lab, la société française a ouvert, à la fin de l’année 2019, son service bureau, la Kimya Factory. Cette nouvelle offre permet au groupe Armor de fournir à ses clients industriels – tels qu’Alstom, Naval Group ou encore Continental – l’ensemble du process de fabrication additive. La marque du groupe Armor exploite aussi la possibilité de valider ses matières premières, un enjeu important dans le secteur de l’impression 3D. Elle propose ainsi des offres de services d’impression 3D FDM, un accompagnement complet, du choix ou développement d’une matière jusqu’à la production de pièces en polymère… et bientôt en métal.

Comment est née la Kimya Factory ?

En fabrication additive, pour valider que la matière soit bonne, il faut imprimer une pièce. Puis, le client nous en demande 500 car tous les services bureau ne connaissent pas forcément la matière ou le bon process. Aujourd’hui, nous avons un parc machines comprenant une cinquantaine d’imprimantes 3D, situé dans les locaux d’Armor 3D à Nantes. Nous travaillons également avec des industriels pour fabriquer la machine de demain qui va répondre aux attentes de répétabilité et d’automatisation. Nous leur demandons d’adapter leurs machines aux matières et aux applications finales. Avant, nous achetions une machine et nous faisions ce que nous pouvions. Mais, depuis que les industriels ont des exigences « pièces », nous devons adapter le process « machine » et « matière » pour l’application final. 

Notre travail de service bureau est d’accompagner les industriels vers la fabrication additive avec des matières spécifiques, techniques, pouvant être adaptées aux besoins. Nous cherchons à répondre aux spécifications des industriels de A à Z. Être certains que la pièce que nous allons fabriquer fera le job et que nos clients pourront dormir tranquillement. Comme le marché, nous sommes en train de muter et de créer l’offre que les industriels attendent. Les problématiques des clients ne peuvent pas être répondues par une bobine ou une machine. 

Quelles sont les ambitions de la Kimya Factory ?

La Kimya Factory a commencé cette année dans les locaux d’Armor. En 2020, nous allons construire notre usine sur un terrain de 10 000 mètres carrés à Nantes. Celle-ci sera modulable et adaptée aux besoins de nos clients. Nous pourrons ainsi les accompagner avec nos techniciens d’applications pour identifier les pièces pouvant être réalisées par fabrication additive. Par exemple, avec Alstom, pour le TGV 20-20, nous avons identifié une cinquantaine de pièces par partie. Évidemment, nous n’imprimerons pas le TGV en entier ! Notre objectif – à trois ans – est de produire 200 000 pièces industriels par an. Nous avons également de la demande aux États-Unis et nous devrions donc y importer la Kimya Factory plus vite que prévu.

Deux cent mille pièces par an, c’est un bel objectif… Quelle est la production actuelle ?

Aujourd’hui, la Kimya Factory travaille principalement sur de petites pièces même si nous souhaitons imprimer de plus grand format.  En série, sur un même modèle de pièces, nous allons de 50 à 1 000 par mois. Pour évoluer, il faut passer par des process adaptés et la qualification de la matière première, ce qui est l’objectif de la Kimya Factory. 

Votre offre portera-t-elle uniquement sur le procédé de dépôt de matière fondue (FDM) et sur le polymère ?

Nous travaillons, pour le moment, uniquement avec la technologie FDM et le polymère. Mais nous regardons d’autres procédés qui pourraient servir nos clients. Nous avons dans le groupe la compréhension de la chimie et des matières. Mais nous allons étendre nos compétences grâce à des partenariats. Nous souhaitons, par exemple, intégrer, début 2020, l’impression 3D de filaments métal avec la technologie de Markforged. 

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