News Dimanche 20 février 2022 - 20:36

Les normes en fabrication additive en France, en Europe et dans le monde

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Les institutions européennes et nationales soutiennent la recherche et les développements des normes en fabrication additive et impression 3D. Quels sont les acteurs qui travaillent sur la normalisation en fabrication additive et coopèrent à l’échelle internationale ? Présentation !

Les avantages de la fabrication additive sont bien connus. Les limitations sont également assez importantes et peuvent compromettre la croissance future de l'industrie. Actuellement, la fabrication additive permet et facilite la production en quantités diverses de produits qui peuvent être personnalisés individuellement, tout en réduisant la consommation d'énergie, le coût et l'empreinte carbone de l'opération ou encore en raccourcissant les chaînes d'approvisionnement. La technologie présente cependant un certain nombre de limites liées aux caractéristiques des technologies existantes et à l'état actuel de son développement. Celles-ci peuvent être liées aux caractéristiques mêmes des technologies de fabrication additive, qui ne peuvent être résolues que par un développement et une augmentation de leurs capacités actuelles, ou aux limitations non technologiques – manque d'adaptation ou d'expérience des technologies – qui empêchent la pleine exploitation des capacités.

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normes en fabrication additive

Limites technolgiques et non technologiques en fabrication additive (en anglais)

Limites technologiques en fabrication additive

Les principales limites technologiques sont les suivantes :

  • Les capacités des machines, qu’il s’agisse du volume de fabrication, de la vitesse d’impression, des résolutions ou encore des contrôles des processus.
  • Les matières premières ayant des coûts élevés et entraînant pour certaines des risques de manutention.
  • Les coûts élevés de la technologie, de la maintenance, des formations spécialisées, mais également l’investissement de départ.
  • Les applications à grande échelle ayant des coûts unitaires plus élevés, ou encore des tailles de pièces limitées.
  • La qualité des pièces comme la porosité, la précision, le comportement aux contraintes ou encore la reproductibilité.
  • Enfin, le déploiement de la technologie, entraînant des besoins en sécurité, en formation spécialisée et en infrastructures.

Les principales limites non technologiques ne sont pas seulement liées au manque de compétences en conception et en ingénierie ainsi qu’à l'absence d'opérateurs techniques, mais plus particulièrement aux problèmes de normalisation, de qualification et de certification. Les limites en termes de normalisation sont les suivantes :

  • L’absence de directives de conception. Plusieurs technologies de fabrication additive ont des caractéristiques différentes qui nécessitent des directives de conception spécifiques, tandis que les produits logiciels actuels n'ont pas encore le potentiel ou les capacités nécessaires pour aider l'ensemble des applications de conception.
  • L’absence d’équipements standards. De nombreuses technologies fonctionnent sur différentes machines, chacune avec des spécifications de matériaux différentes, de volumes de fabrication, de précisions, d’épaisseurs de couche, etc. Il est difficile pour les utilisateurs potentiels d'avoir un planning de normalisation clair en ce qui concerne, par exemple, le post-traitement des pièces fabriquées.
  • L’absence de normes pour la production. Les applications en fabrication additive connaissent une forte croissance mais nécessitent la normalisation de l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle.
  • L’absence de tests standards pour les produits imprimés. L’une des principales préoccupations concernant les technologies de fabrication additive provient, sans doute, de leur capacité à donner naissance à des pièces et des produits offrant des possibilités et des comportements similaires à ceux obtenus avec les technologies de fabrication traditionnelle. La particularité de chaque ensemble procédé/machine/matériau peut avoir un impact sur le comportement des pièces ou des produits, nécessitant un processus standard pour garantir la qualité et la fiabilité.

Les limites se situent également au niveau des qualifications et des certifications :

  • L’absence d'expérience de qualification. Le manque de normes en fabrication additive signifie que lorsqu'une société souhaite intégrer cette technologie, elle doit le faire selon ses propres critères et systèmes, ce qui nécessite des efforts et des investissements importants.
  • L’absence d’expérience en matière de certification. Les organisations manquent également de références sur la manière d'accréditer la capacité d'un processus de fabrication utilisant les technologies additives dépendant fondamentalement de ses propres efforts et/ou d'un travail conjoint avec des Ceux-ci dépendent des clients permettant de définir des processus traçables, reconnaissables et crédibles par toutes les parties intéressées.
  • L’absence de lignes directrices pour la qualité et le contrôle internes. Le manque actuel de guides détaillés et accessibles au public sur les processus de mise en œuvre, la qualification ainsi que la certification des technologies de fabrication empêche ces dernières d'être sérieusement prises en compte par les utilisateurs potentiels.

Caractéristiques et mise en œuvre des normes

Les normes en fabrication additive sont développées pour garantir les produits imprimés, les services et les systèmes, ceux-ci devant être sûrs, fiables et cohérents. Elles visent à promouvoir la connaissance du secteur, à stimuler la recherche et à encourager la mise en œuvre de la technologie. Les normes sont des documents de référence qui représentent un consensus entre les acteurs et définissent des caractéristiques et des règles volontaires dans un secteur spécifique. Les repères qu’ils définissent sont basés sur les connaissances collectives des parties prenantes, qui peuvent ensuite être évaluées et mises à jour en permanence. De cette manière, la normalisation est un facteur clé pour l’introduction à grande échelle de toute technologie. En ce qui concerne les technologies de fabrication additive, les pratiques normalisées sont particulièrement importantes pour plusieurs raisons :

  • Les pratiques standardisées aident à créer une conformité entre les différentes organisations et industries utilisatrices de la fabrication additive. Cette dernière englobe de nombreux procédés et matériaux, très différents, qui peuvent prêter à confusion. De nombreux fabricants de systèmes ont mis en place des noms de procédés et des désignations de matériaux uniques afin de se différencier de leurs concurrents, mais de nombreux systèmes utilisent des procédés et des matériaux similaires. Il existe déjà un système standard permettant de regrouper les procédés et les matériaux et de les catégoriser en familles.
  • Les pièces sont conçues directement à partir d’un fichier numérique et peuvent donc être fabriquées dans des lieux différents avec diverses machines.
  • Les produits imprimés possèdent des propriétés qui peuvent être différentes de celles produites de manière conventionnelle. La fabrication additive est un processus sensible dans lequel chaque « pixel » de la pièce est fabriqué individuellement, et où de nombreux paramètres peuvent influer sur la qualité. Une telle particularité constitue un obstacle à une large qualification de la technologie dans des applications critiques.
  • La fabrication additive est capable de créer des pièces de haute qualité, mais la technologie et son application ne sont pas suffisamment avancées pour garantir la qualité sur une production prolongée. Un manque de surveillance et de contrôle des processus en est en partie la cause, et des normes de qualité pour les matériaux, les processus et les essais de pièces peuvent être la solution. L'élaboration de normes aide à résoudre ce problème.

Les organisations internationales de normalisation

L’ASTM International, une référence mondiale

À la différence des autres technologies, les institutions de normalisation coopèrent au niveau mondial pour établir des normes uniformes en fabrication additive. L’organisme américain ASTM International (American Society for Testing and Materials) est l’un des chefs de file mondialement reconnus dans l'élaboration et la mise en œuvre de normes consensuelles. Son Comité international F42 sur les technologies de fabrication additive (Committee F42 on Additive Manufacturing Technologies) a été créé en 2009 dans le but d’élaborer des normes universelles qui favoriseront l’adoption de la technologie dans plusieurs secteurs industriels. L'adhésion est basée sur la représentation de différentes parties prenantes (entreprises, universités, organismes de recherche, etc.). Si la participation au F42 ne nécessite pas d’adhésion, le droit de vote l’exige. Le F42 compte actuellement plus de 550 membres individuels issus de plus de 26 pays. Le comité est divisé en sous-comités et sous-sous-comités suivants :

• F42 - Technologies de fabrication additive.

• F42.01 - Méthodes d'essai.

• F42.04 - Conception.

• F42.05 - Matériaux et procédés.

  • - F42.05.01 - Métaux.
  • - F42.05.02 - Polymères.
  • - F42.05.05 - Céramiques.

• F42.06 - Environnement, santé et sécurité.

• F42.07 - Applications.

  • - F42.07.01 - Aviation.
  • - F42.07.02 - Vol spatial.
  • - F42.07.03 - Médical/Biologique.
  • - F42.07.04 - Transport/Machinerie lourde.
  • - F42.07.05 - Maritime.
  • - F42.07.06 - Électronique.
  • - F42.07.07 - Construction.
  • - F42.07.08 - Pétrole/Gaz.
  • - F42.07.09 - Consommateur.

• F42.90 - Executive.

  • - F42.90.01 - Planification stratégique.
  • - F42.90.02 - Prix.
  • - F42.90.05 - Recherche et innovation.

• Terminologie - F42.91

• F42.95 - US TAG à ISO TC 261. Le TAG élabore la réponse officielle des États-Unis à toutes normes référencées au sein de l’ISO/TC 261 (le comité dédié à la fabrication additive de l’Organisation internationale de normalisation). Cette coordination aide les deux organisations à s’assurer que leurs activités de normalisation sont compatibles et complémentaires.

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ISO/ASTMnormes en impression 3D

Structure commune ISO / ASTM des normes en fabrication additive (en anglais)

L’Organisation internationale de normalisation (ISO)

L’ISO est l'Organisation internationale de normalisation. Créé en 2011, le Comité technique 261 de l'ISO sur la fabrication additive (ISO/TC 261) est né d’une initiative de l’organisation allemande de normalisation, le DIN, basée sur les lignes directrices du VDI sur les technologies dites « rapides ». Son champ d'application est la « normalisation dans le domaine de la fabrication additive (AM) concernant les processus, les termes et les définitions, les chaînes de processus (matériels et logiciels), les procédures de test, les paramètres de qualité, les contrats d'approvisionnement et tous autres principes fondamentaux ». Son adhésion est basée sur la représentation de différentes organisations nationales de normalisation. Chaque organisation membre nomme des experts s’inscrivant dans différents groupes de travail. Sous le secrétariat du DIN allemand, l’effectif actuel est de 25 pays participants et de huit organisations observatrices.

 

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Membres normalisation fabrication additive

Membres nationaux participants à l'ISO/TC 261 (couleur bleue) et observateurs (couleur orange)

L’ISO/TC 261 a déjà publié 13 normes relatives à la fabrication additive, tandis que 24 sont en cours de développement. Le comité est organisé en cinq groupes de travail :

    • Le GT1 sur la terminologie, coordonné par la Suède.
    • Le GT2 sur les méthodes, procédés et matériaux, coordonné par l'Allemagne.
    • Le GT3 sur les méthodes d'essai, coordonné par la France.
    • Le GT4 sur le transfert et la conception de données, coordonné par le Royaume-Uni.
    • Et le GT6 sur l'environnement, la santé et la sécurité, coordonné par le Canada.

L'ISO/TC 261 possède également des groupes de travail conjoints avec d'autres comités de l'ISO, tels que l’ISO/TC 261/JWG 5, conjoint au TC44, pour les applications aérospatiales (groupe de travail mixte ISO/TC 261 - ISO/TC 44/SC 14 : fabrication additive dans l'aérospatiale, applications). L’organisation a conclu des accords de liaison grâce à des échanges d’informations avec d’autres comités de l’ISO.

Les normes ISO publiées

Voici une liste des normes et/ou projets sous la responsabilité directe du secrétariat de l'ISO/TC 261 :

  • ISO 17296-2:2015 - Fabrication additive - Principes généraux - Partie 2 : vue d'ensemble des catégories de processus et des matières premières.
  • ISO 17296-3:2014 - Fabrication additive - Principes généraux - Partie 3 : principales caractéristiques et méthodes d'essai correspondantes.
  • ISO 27547-1:2010 - Plastiques - Préparation des éprouvettes en matériaux thermoplastiques à l'aide de technologies sans moulage - Partie 1 : principes généraux et frittage laser des éprouvettes.
  • ISO/ASTM 52900:2015 - Fabrication additive - Principes généraux - Terminologie.
  • ISO/ASTM 52901:2017 - Fabrication additive - General principles - Requirements for purchased AM parts.
  • ISO/ASTM 52902:2019 - Fabrication additive - Principes généraux - Exigences relatives aux pièces AM achetées.
  • ISO/ASTM 52903-1:2020 - Fabrication additive à base d'extrusion de matériaux - de matières plastiques - Partie 1 : matières premières.
  • ISO/ASTM 52903-2:2020 - Fabrication additive à base d'extrusion de matériaux - de matières plastiques - Partie 2 : équipement de procédé.
  • ISO/ASTM 52904:2019 - Fabrication additive - Caractéristiques et performances du processus - Pratique du processus de fusion sur lit de poudre métallique pour répondre aux applications critiques.
  • ISO/ASTM 52907:2019 - Fabrication additive - Matières premières - Méthodes de caractérisation des poudres métalliques.
  • ISO/ASTM 52910:2018 - Fabrication additive - Conception - Exigences, directives et recommandations.
  • ISO/ASTM 52911-1:2019 - Fabrication additive - Conception - Partie 1 : fusion laser sur lit de poudre de métaux.
  • ISO/ASTM 52911-2:2019 - Fabrication additive - Conception - Partie 2 : fusion laser sur lit de poudre de polymères.
  • ISO/ASTM TR 52912:2020 - Fabrication additive - Conception - Additif de fabrication fonctionnellement évalué.
  • ISO/ASTM 52915:2020 - Spécification pour la fabrication additive - Format de fichier (AMF), version 1.2.
  • ISO/ASTM 52921:2013 - Terminologie standard pour la fabrication additive - Systèmes de coordonnées et méthodologies de test.
  • ISO/ASTM 52941:2020 - Fabrication additive - Performances et fiabilité du système - Essais d'acceptation des machines de fusion laser sur lit de poudre métallique pour matériaux métalliques pour applications aérospatiales.
  • ISO/ASTM 52942:2020 - Fabrication additive - Principes de qualification - Qualification des opérateurs de machines et d’équipements de fusion laser sur lit de poudre métallique utilisés dans les applications aérospatiales.
  • ISO/ASTM 52950:2021 - Fabrication additive - Principes généraux - Vue d'ensemble du traitement des données.

Les normes ISO en cours d'élaboration

  • ISO/ASTM DIS 52900 - Fabrication additive -  Principes généraux - Fondamentaux et vocabulaire.
  • ISO/ASTM AWI 52902 - Fabrication additive - Évaluation de la capacité géométrique des systèmes de fabrication additive.
  • ISO/ASTM AWI TR 52905 - Fabrication additive de métaux - Essais et évaluation non destructifs - Détection de défauts dans les pièces.
  • ISO/ASTM CD TR 52906 - Fabrication additive - Contrôle non destructif - Ensemencement intentionnel de défauts dans les pièces.      
  • ISO/ASTM AWI 52908 - Fabrication additive des métaux - Méthodes de post-traitement - Assurance qualité et post-traitement de la fusion sur lit de poudre.
  • ISO/ASTM AWI 52909 - Fabrication additive - Propriétés des pièces finies - Orientation et dépendance de l'emplacement des propriétés mécaniques pour la fusion sur lit de poudre métallique.
  • ISO/ASTM AWI 52910 - Fabrication additive - Conception - Exigences, directives et recommandations.
  • ISO/ASTM AWI 52911-3 - Fabrication additive - Conception - Partie 3 : fusion de métaux sur lit de poudre par faisceau d'électrons.
  • ISO/ASTM CD 52916 - Fabrication additive - Formats de données - Spécification standard pour des données d'images médicales optimisées     .
  • ISO/ASTM AWI 52917 - Fabrication additive - Essais à la ronde - Conseils pour mener des études à la ronde.
  • ISO/ASTM CD TR 52918 - Fabrication additive - Formats de données - Prise en charge des formats de fichiers, écosystème et évolutions.
  • ISO/ASTM AWI 52919-1 - Fabrication additive - Méthode d'essai du moule en sable pour le moulage du métal - Partie 1 : propriétés mécaniques.
  • ISO/ASTM AWI 52919-2 - Fabrication additive - Méthode d'essai du moule en sable pour le moulage du métal - Partie 2 : propriétés physiques.
  • ISO/ASTM CD 52920 - Fabrication additive - Principes de qualification - Exigences de qualité pour la fabrication additive industrielle - Sites.
  • ISO/ASTM DIS 52921 - Fabrication additive - Principes généraux - Pratique standard pour le positionnement, les coordonnées et l'orientation des pièces.
  • ISO/ASTM DIS 52924 - Fabrication additive - Principes de qualification - Classification des propriétés des pièces en polymère pour la fabrication additive.
  • ISO/ASTM DIS 52925 - Fabrication additive - Procédés - Fusion laser sur lit de poudre de pièces en polymère (PBF-LB/P) - Qualification des matériaux.
  • ISO/ASTM CD 52926-1 - Fabrication additive - des métaux - Principes de qualification - Partie 1 : qualification générale des opérateurs de machines.
  • ISO/ASTM CD 52926-2 - Fabrication additive - des métaux - Principes de qualification - Partie 2 : qualification des opérateurs de machines pour le PBF-LB.
  • ISO/ASTM CD 52926-3 - Fabrication additive - des métaux - Principes de qualification - Partie 3 : qualification des opérateurs de machines pour le PBF-EB.
  • ISO/ASTM CD 52926-4 - Fabrication additive - des métaux - Principes de qualification - Partie 4 : qualification des opérateurs de machines pour le DED-LB.
  • ISO/ASTM CD 52926-5 - Fabrication additive - des métaux - Principes de qualification - Partie 5 : qualification des opérateurs de machines pour DED-Arc.       
  • ISO/ASTM AWI 52928 - Fabrication additive - des métaux - Matières premières - Gestion du cycle de vie des poudres.
  • ISO/ASTM DTS 52930 - Fabrication additive - Principes de qualification - Installation, fonctionnement et performances (IQ/OQ/PQ) des équipements PBF-LB.
  • ISO/ASTM CD 52931 - Fabrication additive - Santé et sécurité environnementales - Directive standard pour l'utilisation de matériaux métalliques.
  • ISO/ASTM CD 52932 - Fabrication additive - Santé et sécurité environnementales - Méthode d'essai standard pour la détermination des taux d'émission de particules à partir d'imprimantes 3D de bureau utilisant l'extrusion de matériaux.
  • ISO/ASTM WD 52933 - Fabrication additive - Environnement, santé et sécurité - Prise en compte de la réduction des substances dangereuses émises lors du fonctionnement d’une imprimante 3D non industrielle de type ME sur les lieux de travail et méthode de test correspondante.
  • ISO/ASTM AWI 52935 - Fabrication additive - Principes de qualification - Qualification des coordinateurs pour la production de pièces métalliques.
  • ISO/ASTM CD 52936-1 - Fabrication additive - Principes de qualification - Fusion laser de polymères sur lit de poudre - Partie 1 : principes généraux, préparation des éprouvettes.
  • ISO/ASTM AWI 52937 - Fabrication additive - des métaux - Principes de qualification - Qualification des concepteurs.
  • ISO/ASTM AWI 52938-1 - Fabrication additive des métaux - Environnement, santé et sécurité - Partie 1 : exigences de sécurité pour les machines PBF-LB.

Le Comité européen de normalisation

Le Comité européen de normalisation (CEN) et le Comité européen de normalisation électrotechnique (CENELEC) sont des organismes à but non lucratif. Le CEN, le CENELEC et leurs membres et comités nationaux travaillent conjointement pour développer et définir des normes jugées nécessaires par les acteurs du marché et/ou pour soutenir la mise en œuvre de la législation européenne. Après la publication d'une norme européenne, chaque organisme ou comité national de normalisation est tenu de retirer toutes normes nationales en conflit avec la nouvelle norme européenne. Par conséquent, une norme européenne devient la norme nationale dans tous les pays membres du CEN et/ou du CENELEC. Le Comité technique sur la fabrication additive du CEN (CEN/TC 438) a été fondé en 2015. Il est composé de plus de 30 organisations membres nationales.

Des relations de coopération

La coopération mondiale pour le développement des normes en fabrication additive est un facteur important dans l’élaboration de celles-ci. La coopération des organisations partenaires de développement des normes (PSDO)pour le développement commun de normes entre les comités ASTM F42 et ISO/TC 261 a débuté en 2011. En juillet 2016, les comités ASTM F42 et ISO/TC 261 ont mis à jour et approuvé conjointement une structure organisationnelle des normes de FA, qui prend en compte les perspectives et les exigences d'ISO/TC 261 et d'ASTM F42. Cette structure révisée a pour but de faciliter l’élaboration de normes modulaires et de réduire les risques de duplication des travaux ainsi que les risques de contradiction entre les normes. La structure définit trois niveaux sur lesquels les experts peuvent développer des normes de l'industrie :

  1. Les normes générales comme des concepts, des exigences et des guides communs, ou encore la sécurité.
  2. Les normes pour une large catégorie de matériaux, par exemple, les poudres de métal, ou des procédés comme la fusion laser sur lit de poudre.
  3. Les normes spécialisées pour un matériau spécifique (par exemple, les poudres d'alliage d'aluminium), un processus (par exemple, une extrusion de matériau avec de l'ABS) ou une application (par exemple, l'aérospatiale, le médical, l'automobile).

Le CEN a conclu un accord de coopération technique avec l'organisation ISO, et une liaison externe a été établie entre le CEN/TC 438 et l'ISO/TC 261 sur la fabrication additive. À la suite de l'accord de Vienne, le CEN/TC 438 a adopté plusieurs normes ISO/ASTM qui sont désormais devenues des normes européennes en fabrication additive (EN ISO ASTM). Celles-ci remplacent toutes les normes nationales pouvant exister pour ces sujets.

Les relations de coopération se situent donc entre l’ASTM et l’ISO, qui entretiennent des discussions formelles avec d'autres initiatives de normalisation telles que celles de l'American Welding Society (AWS), de l'Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens (IEEE), de SAE International, entre autres, concernant la coordination de l'élaboration de normes.

Le CEN/TC 438 a établi des liens avec la plateforme européenne en fabrication additive, la Fédération européenne de soudage et le précédent projet européen FoFAM de H2020. Une collaboration plus étroite a été convenue avec ASD-STAN, l'organisme européen de normalisation pour l'aérospatiale

Les associations nationales européennes de normalisation

Outre l'ISO, l'ASTM et le CEN, d'autres actions liées à l'élaboration de normes sont présentes en Europe, où il existe plusieurs initiatives et comités nationaux de normalisation sur la fabrication additive :

  • L’AFNOR en France, avec son comité UNM 920.
  • Le VDI en Allemagne, avec le comité GPL sur la production et la logistique et, en particulier, son comité 105 Additive Manufacturing, ainsi que le DIN avec son sous-comité NA 131-02-06 AA - Fabrication additive dans l'industrie aérospatiale.
  • L’AENOR en Espagne, avec le comité AEN/CTN 116, y compris la fabrication additive.
  • Le SIS en Suède, avec le comité SIS/TK 563.
  • Le BSI au Royaume-Uni, avec le comité AMT/8.
  • L’UNI en Italie, avec le comité UNI/CT 529.

Les organismes nationaux de certification élaborent leurs propres normes, mais comme ces initiatives collaborent au niveau international avec l'ISO, le CEN ou l'ASTM, ces efforts sont utilisés comme une contribution pour les organisations internationales.

L'Association française de normalisation (AFNOR) a été créée en 1926, sous la tutelle du ministère chargé de l'industrie. Son rôle est précisé dans le décret no 2009-697 du 16 juin 2009 relatif à la normalisation, qui lui confère une mission d'intérêt général. À ce titre, elle perçoit une subvention publique couvrant une partie de ses activités. En 2019, ce soutien représentait 7,2 % des produits de l'association, accusant une baisse d'un quart par rapport à 2018, année où il avait atteint un montant exceptionnel.

Réunissant tous les grands acteurs socio-économiques, l’AFNOR est à l'écoute de leurs besoins et coopère étroitement avec les 25 bureaux de normalisation et les autres ordres professionnels pour élaborer un référentiel répondant à leurs objectifs stratégiques. En tant que prestataire de services, l’AFNOR a développé une variété de livrables – pour les entreprises en particulier –, allant de la diffusion des normes à la certification, en passant par la formation, qui contribuent de manière pratique à intégrer les normes dans le développement de l'entreprise. Elle a concentré ses activités commerciales et compétitives au sein de filiales spécialisées, en créant l’AFNOR Certification et l’AFNOR Compétences dans le domaine de la formation. Reconnue d'utilité publique, l'AFNOR compte environ 2 500 membres-adhérents. Depuis sa fusion avec l'Association française pour l'assurance de la qualité en 2004, elle fait partie du Groupe AFNOR.

L’AFNOR représente la France auprès de l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et du Comité européen de normalisation (CEN). Après le 1er janvier 2014, à la suite de la fusion avec l'Union technique de l’électricité (UTE), elle est aussi devenue membre du Comité européen de normalisation en électronique et en électrotechnique (CENELEC) au niveau européen, et de la Commission électrotechnique internationale (CEI) au niveau international. L'AFNOR édite la collection des normes NF, qui identifie habituellement un document par la forme NF L CC-CCCdans la nomenclature nationale française.

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