News Mercredi 28 octobre 2020 - 10:08

Rencontre avec la start-up Lynxter

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À l’occasion des APS Meetings 2020, la rédaction d’A3DM Magazine a eu l’opportunité de discuter avec Jérôme Ibarzo, chargé d’affaires chez Lynxter. Cette start-up, créée en 2016, fabrique et commercialise son imprimante 3D, la S600D, ainsi que les équipements qui lui sont associés. La S600D est une machine au procédé procédé de dépôt de matière (EAM) modulaire et ouverte qui permet d’imprimer de nombreux matériaux comme les silicones, les thermoplastiques ou les céramiques. Rencontre avec Jérôme Ibarzo, chargé d'affaire et chef de Projet chez Lynxter SAS, une jeune pousse innovante venue du Pays Basque.

Bonjour, pouvez-vous nous raconter les origines de la start-up Lynxter ?

Lynxter est, à l’origine, un projet de trois étudiants de l’École Nationale d'Ingénieurs de Tarbes : Thomas Batigne, Julien Duhalde, et Karim Sinno. Ces derniers ont imaginé une machine à la frontière entres les systèmes industriels souvent chers et les imprimantes 3D open source limitées en termes de conception et souvent moins qualitatives. En parallèle de ce projet, ils participent au programme Les Entrepreunariales, une formation de cinq mois à l’entreprenariat qui se termine par une remise de prix. À cette occasion, leur projet est repéré par les ingénieurs du géant de l’aéronautique. Trois mois plus tard, en mars 2016, les étudiants remportent le concours, créent Lynxter SAS et vendent leur première machine S600D à Airbus.

Cette interview fait partie d’une série sur les start-ups du secteur de la fabrication additive et de l’impression 3D. Pensez-vous que Lynxter est une start-up et pourquoi ?

J’ai longtemps pensé qu’une start-up se définissait par son nombre de salariés. Mais aujourd’hui, chez Lynxter, nous sommes quatorze employés et toujours considérés comme une start-up. La société a été créée il y a quatre ans. Elle a commencé son activité industrielle en 2018. Nous n’étions encore que quatre salariés il y a un an et demi. Je pense que cette notion se définit davantage par la maturité du marché et du développement technologique du produit. Bien que notre machine soit commercialisée, nous sommes dans une démarche constante d’innovation avec un fort dynamisme et une croissance importante.

Lynxter est toujours une petite entreprise et nous évoluons comme une start-up. Cependant, maintenant que nous sommes quatorze personnes, j’admets que la start-up commence à ressembler à une petite PME.

Cette identité de start-up est d’autant plus forte que vous évoluez dans un secteur innovant.

Le secteur de l’impression 3D est relativement jeune, et il n’est pas encore complétement intégré par les industriels. Nous évoluons ainsi dans un domaine porteur et innovant, ce qui est passionnant et stimulant. Nous assistons parallèlement à une prise de conscience collective des possibilités offertes par la fabrication additive. Dans ce contexte l’agilité lié à notre statut de start-up est un réel atout.

Présentez-nous votre imprimante 3D Lynxter S600D ?

La Lynxter S600D est une machine 3D professionnelle modulaire et ouverte, unique sur le marché. Elle fonctionne à partir de la technologie d’extrusion de matière qui reste la plus simple à utiliser. Elle est multi matériaux et multi procédés permettant ainsi d’imprimer des thermoplastiques (sous forme de filaments), des silicones (sous forme de liquides) et des céramiques (sous forme pâteuse). D’autres matériaux sont également en cours de développement. Lynxter collabore avec le Centre de transfert de technologies céramiques (CTTC) afin de développer une tête d’impression dédiée à la céramiquemettre au point un procédé de fabrication de pièces céramiques, depuis la pâte jusqu’à la pièce densifiéeCette machine peut être considérée comme le « couteau suisse » de la fabrication additive.

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S600D Lynxter

Puisque nous abordons le développement de matériaux, vous participez à une triple collaboration française, avec Erpro et Gaches Chimie, sur des silicones...

Oui, Lynxter collabore avec Silinnov, qui appartient au groupe Erpro, et Gaches Chimie pour développer une gamme de silicone exclusive à l’impression 3D. Celle-ci a été établie et paramétrée sur l’imprimante 3D S600D de Lynxter. Elle comprend des silicones techniques industriels mono et bi-composants.

Quels sont les secteurs clients de Lynxter ?

Nous travaillons avec tous types d’industrie, en particulier l’aéronautique, le luxe ou encore l’automobile. La modularité de la machine S600D est reconnue par les domaines de l’enseignement et de la recherche.

Quelles prestations de services proposez-vous à vos clients ?

Nous accompagnons nos clients avant l’intégration d’une machine pour définir ses besoins. Nous les aidons ensuite à paramétrer la machine et à sélectionner les matériaux adaptés à leurs projets. Nous proposons des modules de formations spécifiques (nous avons la certification Datadock).

Quelle est la suite pour Lynxter ? Le développement d’une imprimante 3D métal ?

On ne se l’interdit pas, mais nous souhaitons déjà nous renforcer en Europe : structurer nos canaux de ventes, notre SAV et nos partenaires pour accroître notre marché à l’international. Nous travaillons aussi sur le développement de nouveaux matériaux pour notre gamme de technologie existante. Nous travaillons également sur de nouvelles têtes-outil pour élargir encore la gamme de matériaux proposés avec la machine S600D.

A3DM part à la rencontre des start-ups françaises qui innovent dans le secteur de la fabrication additive. Fabricants, bureaux d’études ou encore développeurs logiciels, qui sont les entreprises qui animent aujourd’hui la fabrication additive de demain ?

Vous êtes une start-up innovante dans le secteur de la fabrication additive et de l’impression 3D, n’hésitez pas à contacter la rédaction d’A3DM Magazine pour nous présenter votre société et nous expliquer vos projets.

Puisque vous êtes là...

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