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Le projet 3i-Print met en lumière le potentiel de la fabrication additive

Le projet 3i-Print met en lumière le potentiel de la fabrication additive

by Gaëtan Lefèvre1 septembre 2017
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EOS, Altair, APWORKS, csi entwicklungstechnik, GERG et Heraeus illustrent tout le potentiel de la fabrication additive industrielle dans le secteur automobile en imprimant une structure avant d’un Volkswagen Caddy de collection. Ce projet, baptisé 3i-Print, a duré neuf mois, de l’étude conceptuelle au produit fini. La partie avant du véhicule a été conçue par fabrication additive, ce qui la rend à la fois légère et stable, avec un niveau élevé de fonctionnalités. Présentation du projet.

Stimuler l’innovation

Le projet 3i-PRINT vise à en mettre en avant les futures possibilités technologiques qu’offrent la fabrication additive. « L’ingénierie automobile devra étudier toutes les possibilités, qui vont bien au-delà de la mécanique des structures et de la construction légère. Cette intégration fonctionnelle consistant à mettre en œuvre le plus de caractéristiques techniques possibles avec le moins de composants possibles, en dégageant de la valeur ajoutée », explique le consortium de sociétés impliquées dans ce projet.

Un consortium de fabrication

La société csi entwicklungstechnik a commencé à concevoir, développer et créer la structure du Volkswagen Caddy. Elle a ensuite développé des modules haut de gamme pour la carrosserie, l’intérieur et l’extérieur. GERG, l’un des principaux fournisseurs de solutions innovantes dans le domaine du prototypage et de la production de séries à petite échelle, était ensuite chargée d’assembler les composants fabriqués de manière additive et de créer la structure définitive. Ce sont les solutions logicielles d’Altair qui ont été utilisées. Axées sur le développement et l’application étendue de la technologie de simulation pour synthétiser et optimiser les plans et les procédés, elles ont été permis de concevoir, d’optimiser, de simuler et de développer la structure.

Une fois la simulation et le design du concept terminés, APWORKS a été chargé du dimensionnement final des composants pour l’impression 3D. Elle a géré la fabrication additive des éléments de la structure. Pour imprimer cette partie, l’entreprise a utilisé un système EOS M 400. Le spécialiste des poudres métalliques Heraeus a fourni et qualifié l’alliage d’aluminium ultra-résistant Scalmalloy.

Des structures porteuses

Seules les pièces de la partie avant du Volkswagen Caddy ont été fabriquées de manière additive. Grâce à la technologie d’impression 3D, il a été possible d’intégrer à la structure des détails pour le refroidissement actif et passif, comme une circulation d’air canalisée pour le refroidissement des batteries et des systèmes de freinage. De plus, les fonctions liées à la gestion thermique, à la sécurité passive et au stockage des fluides ont été intégrés dans le design organique.

« Cette nouvelle structure et le contraste entre l’ancien et le moderne illustrent parfaitement le potentiel de l’impression 3D et de l’intégration fonctionnelle, en particulier pour l’industrie automobile », conclut Stefan Herrmann, responsable de la conception légère au sein de l’équipe de carrosserie brute de csi. Le projet 3i-Print illustre brillamment les possibilités de l’intégration fonctionnelle, que les méthodes de fabrication classiques sont incapables d’offrir.

Le véhicule sera présenté au salon Converge 2017 d’Essen et au Formnext 2017 de Francfort.

Présentation vidéo du projet 3i-Print

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Gaëtan Lefèvre

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