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Le système de fabrication additive EOS au secours de la robotique

Le système de fabrication additive EOS au secours de la robotique

by Gaëtan Lefèvre16 février 2017
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L’entreprise suisse Devanthro et l’Université Technique de Munich travaillent depuis plusieurs années sur le projet « Roboy », qui a pour objectif de permettre à la robotique humanoïde d’atteindre un niveau de capacité semblable à celui du corps humain, en termes de dextérité, de robustesse et de souplesse. La fabrication additive s’est intégrée dans le projet.

Roboy Junior, le premier prototype

Les progrès technologiques, en intelligence artificielle et en robotique, accordent aux robots une place plus importante dans notre société, et principalement au travail. La conception de robots avec une structure humaine présente des avantages importants par rapport à des approches plus classiques de la robotique. Ainsi, les robots à la morphologie humaine sont plus agiles, plus dynamiques et plus robustes. Avec le développement de la cobotique, l’apparence humaine facilite également l’interaction hommes et machines, ainsi que leur intégration dans l’environnement. Dans cet univers de la robotique, la fabrication additive joue également un rôle, notamment en répondant aux besoins où les méthodes de fabrication traditionnelle atteignent leurs limites. Concevoir des robots semblables au corps humain sont des contraintes auxquelles la fabrication additive apporte une solution. Le projet « Roboy » est très bon exemple.

Baptisé Roboy Junior, le premier prototype du projet « Roboy » est doté d’os, de muscles et de tendons au lieu de moteurs. Ceux-ci ont été créés à l’aide du système de fabrication additive plastique d’EOS.

Roboy, un spécimen de fabrication additive

L’utilisation de la fabrication additive pour la conception de la structure du corps de Roboy a permis de construire des géométries fonctionnelles à la fois légères, complexes et stables. Souvent mise en avant sur A3DM Magazine, cette technologie permet une grande liberté de conception et facilite l’optimisation mais aussi l’intégration d’options fonctionnelles. La société EOS a mis en avant « un montage simplifié » dans lequel de nombreuses étapes d’assemblage ont été éliminées. Par exemple, les avant-bras, les mains et les phalanges des doigts de Roboy Junior ont été produits d’un seul tenant.

La fabrication additive permet également un gain de temps, de production mais aussi de validation. « Les cycles de développement rapides permettent d’améliorer un logiciel en le testant en situation réelle. Grâce à la fabrication additive, nous pouvons adopter la même approche dans la robotique. Le développement est rapide, et des pièces fonctionnelles de qualité optimale sont obtenues en un temps record. La technologie d’EOS est une composante clé de ce processus car elle permet le développement itératif d’un équipement, ce qui est vital pour notre projet », explique Rafael Hostettler, directeur du projet Roboy.

Dans le cas de la conception du prototype Roboy Junior, la fabrication additive offre également une production à moindre coût, avantage de cette technologie pour le prototypage rapide et la production en petite série.

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Gaëtan Lefèvre

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